Une étude sur les inégalités femmes-hommes en PACA — Insee

10 Mars, 2017, 01:14 | Auteur: Aubrey Nash
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" Elles étudient plus mais sont moins payées, s'occupent plus des enfants mais partent à la retraite plus tard: les inégalités entre les femmes et les hommes diminuent lentement, malgré des progrès en termes d'emploi et une vision de moins en moins "stéréotypée" " rapporte l'AFP en s'appuyant sur le rapport de l'Insee sorti mardi.

Pour la réussite au baccalauréat par exemple, si en Bretagne, les garçons font presque aussi bien que les filles (seulement 0,9 point d'écart pour le taux de réussite), c'est en Ile-de-France que les taux de réussite à l'examen diffèrent le plus entre garçons et filles, puisque l'écart est de 3 points. En 2012, c'est le cas pour 28% des femmes contre 21% des hommes. La part des femmes parmi les cadres est passée de 31 % à 42 % en vingt ans.

Dans une moindre mesure, les femmes titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur court (1er cycle) sont également plus souvent déclassées que les hommes (37 % contre 30 % des hommes).

Depuis le milieu des années 1970, le chômage des femmes dépassait celui des hommes mais cette tendance s'est inversée depuis 2013.

En cause notamment la crise de 2008, qui a touché des secteurs industriels plus masculins, selon l'Insee.

Dans leur vie privée, "même lorsqu'elles exercent un emploi à temps plein, les mères consacrent deux heures de plus que les pères chaque jour aux activités domestiques et parentales", soulignent Marc Collet et Laurence Rioux, les auteurs de l'étude de l'Insee. En 2014, dans l'ensemble des secteurs privé et public, il était inférieur de 24% (contre 27% en 1995).

Les taux d'activité des femmes sont dans le Grand Est (86,4 % pour les 25-29 ans, 72,2 % pour les 30-65 ans), parmi les plus faibles de France.

Néanmoins, "on a un déclin significatif de l'adhésion aux stéréotypes de genre et l'égalité des compétences entre les hommes et les femmes est aujourd'hui majoritaire", selon lui.

Les fortes disparités de carrières se répercutent enfin sur la retraite.

L'écart hommes-femmes est plus marqué pour les diplômés de l'enseignement supérieur long (61 % des femmes sont déclassées contre 45 % des hommes) et pour les titulaires d'un CAP ou BEP (46 % contre 31 %).

L'existence de droits conjugaux et familiaux permet de réduire cet écart de 26%. Elle montre que, parce qu'elles vivent plus longtemps, les femmes sont plus exposées au veuvage ainsi qu'aux difficultés liées à la perte d'autonomie.

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