Hollande met en garde Lafarge — Mur de Trump

10 Mars, 2017, 00:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Mur de Trump Paris appelle Lafarge Holcim

Jeudi 9 mars, le groupe franco-suisse LafargeHolcim se dit prêt à vendre son ciment pour la construction du mur promis par Donald Trump entre la frontière des Etats-Unis et du Mexique pour interdire le passage des clandestins. "Nous ne sommes pas une organisation politique", a-t-il insisté.

"Je rappelle que les entreprises (...) ont aussi une responsabilité sociale et environnementale", a dit le chef de la diplomatie française à la radio-télévision publique Franceinfo. Il est au cœur d'une vaste crise diplomatique entre Mexico et Washington et suscite des critiques à travers le monde.

Le groupe LafargeHolcim a reconnu la semaine dernière avoir conclu des "arrangements inacceptables" avec certains groupes armés et des parties en Syrie afin de maintenir l'activité d'une cimenterie dans le pays.

Interrogé sur le sujet, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a appelé Lafarge à "bien réfléchir à ses propres intérêts".

Le groupe est ainsi à l'abri d'un potentiel boycott populaire comparable à celui subi par Uber après sa timide réaction au premier décret anti-immigration pris par le président américain fin janvier. D'autant que CRH, rival irlandais du groupe, a quant à lui annoncé son refus de prendre part au projet du construction du mur tant décrié.

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Il devrait également afficher prochainement la réconciliation avec les centristes de l'UDI, qu'il recevait ce jeudi matin au QG. Luc Chatel en devient le porte-parole.


Les enjeux sont importants pour LafargeHolcim, né en 2015 de la fusion entre les cimentiers français Lafarge et suisse Holcim.

Outre-Atlantique, Lafarge espère être un des grands gagnants de l'énorme programme d'investissements de 1 000 milliards de dollars promis par Donald Trump pour rénover les infrastructures américaines et relancer l'économie.

"Nous sommes bien placés pour tirer profit de ces investissements", s'est réjoui le patron du groupe qui vient par ailleurs de construire deux nouvelles usines dans le Maryland et l'Oklahoma et a ouvert de nouvelles capacités dans les Etats de New York et du Missouri. "Je ne peux pas donner de chiffre exact mais ce sera important", avance Eric Olsen.

Nouveau bad buzz pour LafargeHolcim.

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