Google poursuit Uber pour violation de brevet — Véhicules autonomes

25 Février, 2017, 00:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Anthony Levandowski a commencé à plancher sur la voiture autonome dès 2001 à la sortie de ses études à l'université de Californie

Une voiture autonome Google Car à Mountain View, en Californie, le 8 janvier 2016. Par la voie de Waymo, Google demande donc à la justice de faire en sorte que tous les documents soient rendus et détruits du côté d'Uber et que la société concurrente cesse d'utiliser leurs brevets et leurs technologies sans droit.

Dans leur course effrénée à la mise au point de voitures autonomes sans conducteur, Google, via sa filiale Waymo, et Uber, via sa succursale Otto, ont probablement atteint un point de non-retour.

Waymo, la filiale de Google consacrée aux voitures autonomes, a porté plainte le 23 février contre Uber et sa filiale de camions autonomes Otto, les poursuivant en justice pour pour vol de secret industriel et violation de brevet.

Waymo dit avoir découvert le pot aux roses après avoir été copiée accidentellement parmi les destinataires d'un courriel envoyé par un sous-traitant. En pièce jointe, figuraient des plans de circuits électroniques pour Uber qui montraient "une ressemblance frappante avec [ses] propres designs hautement confidentiels". Ce n'est donc plus un produit, mais bien une technologie.

Le litige porte plus particulièrement sur des capteurs lasers dits "Lidar", ce gros girophare permettant à un véhicule de "voir" les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui, et dans lesquels Waymo affirme avoir investi "des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d'heures d'ingénierie".

Or, cet Anthony Levandowski a cofondé de la startup Otto, rachetée par Uber, et qui élabore des logiciels de conduite autonome destinés aux camions. Uber a toutefois mis les bouchées doubles, ces derniers mois, pour se positionner sur ce marché émergent et des rumeurs récurrentes prêtent également à Apple des ambitions en la matière.

Alphabet explique avoir revu toutes les preuves avant de déposer plainte pour vol de technologie, explique Bloomberg. Une affaire qui pourrait faire du mal à Uber. Ebranlée par les accusations de sexisme et de harcèlement formulées par une ancienne employée, l'entreprise de VTC doit aujourd'hui faire face à une plainte de Google.

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