Les footballeurs plus touchés par la démence que les autres

17 Février, 2017, 00:58 | Auteur: Jonathan Ford
  • Selon une étude britannique publiée le 15 février 2017 les footballeurs ont plus de chances de contracter une maladie du cerveau à cause des petits chocs à répétition

"Heureusement, le football ne fait pas partie des sports à haut risque pour des blessures au cerveau ou à la tête", ajoute la FIFA. L'explication repose sur le fait que sur les 6 autopsies ayant été effectuées, pas moins de 4 montraient des ETC ou encore pour être plus précis des encéphalopathies traumatiques chroniques: " Nos résultats montrent un lien potentiel entre la pratique du football et l'ETC " a expliqué le docteur Helen Ling. Pour l'essentiel, les ETC sont le tribut lourd des footballeurs professionnels: les footballeurs amateurs, ce qui est très rassurant, se révèlent épargnés, dans une grande majorité, par ces terribles ETC. Une maladie neurodégénérative déjà observée, par le passé, chez d'anciens boxeurs ou footballeurs américains particulièrement exposés aux coups portés à la tête au cours de leur carrière sportive. Outre l'encéphalopathie traumatique chronique, les auteurs de l'étude ont aussi remarqué que certains patients étaient atteints de la maladie d'Alzheimer.

Après une bonne nouvelle pour les supporters parisiens qui ont célébré la victoire de leur équipe contre le FC Barcelone mardi 14, une étude publiée ce mercredi 15 démontre que les footballeurs seraient plus inclinés à présenter des signes de démence.

"Il est probable que ce soit une combinaison de ces deux maladies qui a provoqué la démence chez ces anciens footballeurs."

L'étude ne montre pas si les dommages infligés au cerveau sont la conséquence de coups de têtes dans le ballon, de collisions entre joueurs ou sont liés à d'autres facteurs. Intriguée par le fait que les footballeurs présentent des symptômes similaires aux boxeurs et aux footballeurs américains, bien qu'ils ne subissent d'impacts à la tête de la même intensité, Helen Ling a une théorie. Les dommages seraient plutôt causés par ce que les chercheurs ont qualifié "d'impacts répétitifs non commotionnels". Un lieu commun qui ne s'avère finalement pas dénué de toute réalité, si l'on en croit une étude réalisée au Royaume-Uni et relayée par l'Agence France presse. Selon les résultats de cette étude, les capacités de la mémoire pouvaient être réduites de 41 à 67% pendant les vingt-quatre heures suivant une séance de jeu de tête. " En septembre dernier, la revue EBioMedicine avait publié les résultats d'une étude scientifique menée à l'université écossaise de Stirling, qui démontrait, elle, que le jeu de tête en football pouvait avoir un impact significatif sur les fonctions de la mémoire et du cerveau " précise l'agence de presse. Par mesure de précaution, la Fédération de football américain, elle, a tout simplement décidé, en 2015, d'interdire aux enfants de moins de dix ans de jouer de la tête, à l'entraînement comme en match.

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