Le candidat Fillon déplore le feuilleton médiatique — Penelopegate

17 Février, 2017, 00:25 | Auteur: Lynn Cook
  • Le parquet national financier doit décider de la suite à donner à l'affaire Fillon

François Fillon a estimé jeudi qu'il n'y "a rien de nouveau" après la déclaration du parquet national financier (PNF) selon laquelle un classement sans suite n'est pas envisagé "en l'état" dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon. Une réponse aux dernières prises de position des avocats de François Fillon, qui ont mis en cause la compétence du PNF dans cette affaire et la façon hâtive dont il s'est saisi des faits. "Toute nouvelle violation du secret de l'enquête serait inadmissible", écrivent-ils dans un communiqué. À strictement parler, ils n'ont pas tort. "Ce communiqué s'abstient de relever qu'après trois semaines d'enquête et de très nombreuses auditions, il n'y a pas d'éléments suffisants pour requérir des poursuites" ont-ils poursuivi.

Les principaux lieutenants du candidat de la droite ont pour consigne de ne pas réagir. Il ne leur est donc pas possible d'en contester les pièces. Il peut aussi ouvrir une information judiciaire, et confier l'enquête à des juges d'instruction, ou directement renvoyer devant le tribunal correctionnel une ou plusieurs des personnes visées par l'enquête. En conclusion du rapport, la procureure Eliane Houlette, écrit: "La seule mission du parquet national financier est d'appliquer la loi, fondement du pacte démocratique".

Ce jeudi soir, les élus Les Républicains de la Sarthe ont présenté le comité de soutien de François Fillon.

Ensuite, parce que chaque péripétie du dossier vient heurter de plein fouet sa campagne et la rendre inaudible. L'ex-Président lui aurait prodigué quelques conseils pour une campagne de plus en. "Et puis, il considère qu'en ayant proposé l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, il reprend la main sur le fond".

Ce qui ne devrait pas manquer de relancer les doutes et les interrogations dans son camp. Il perd notamment 6,5 points depuis janvier dans un sondage Ipsos-Sopra Steria pour, réalisé chaque mois sur un large échantillon, et se fait doubler par un certain.

Seule consolation, son électorat semble beaucoup moins volatile que celui d'Emmanuel Macron (61 % sont sûrs de leur choix contre 33 %).

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