Tensions entre manifestants et forces de l'ordre à Paris — Affaire Théo

16 Février, 2017, 00:18 | Auteur: Sandy Vega
  • Sous le métro aérien les manifestants quadrillés par les forces de l'ordre ont allumé quelques fumigènes

Quelques-uns, cagoulés ou masqués, ont mis le feu à des poubelles, jeté quelques bouteilles et d'autres projectiles contre les policiers, qui ont répliqué en chargeant les manifestants et en effectuant des tirs nourris de gaz lacrymogènes.

Sous le métro aérien Barbès, étroitement quadrillés par les forces de l'ordre et débordant sur la chaussée, ces manifestants, parmi lesquels de nombreux militants antifascistes et anarchistes, ont allumé quelques fumigènes et brûlé des détritus.

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés mercredi 15 février en fin de journée dans le nord de Paris pour dénoncer les violences policières en lien avec l'affaire Théo. Un homme hissait une pancarte "violences policières: fin de l'impunité".

Peu après 20 h, le calme était revenu et le rassemblement s'était dispersé. Le métro a été fermé par la police et des commerces ont baissé leur rideau par précaution, mais des dégradations ont été signalées. Elles ont empêché à plusieurs reprises des groupes de manifestants de partir en cortège du carrefour Barbès.

En revanche, des débordements ont eu lieu à Paris en fin d'après-midi.

A Lille, une partie des 500 manifestants a prolongé le défilé en retournant dans des ruelles où ils ont provoqué quelques dégâts. Deux heures après les heurts, on recensait quatre vitrines brisées, une succursale de courtage d'assurance dévastée, et de nombreuses grandes poubelles renversées et incendiées, selon l'AFP. Une jeune fille a été interpellée.

A l'origine de cette contestation, il y a la violente arrestation de Theo, un jeune noir de 22 ans, à Aulnay-sous-Bois.

Une manifestation contre les violences policières à Saint-Étienne dans le cadre de l'affaire Théo.

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