Le nouveau chef du Pentagone qualifie l'OTAN de "socle fondamental"

16 Février, 2017, 01:08 | Auteur: Lynn Cook

Depuis son élection surprise à la Maison Blanche en novembre, Donald Trump n'a cessé de surprendre l'Europe, alliée historique des Etats-Unis, par ses prises de position perçues comme protectionnistes et nationalistes.

La réunion de Bruxelles est considérée côté européen comme l'occasion pour Washington de réaffirmer son engagement envers ses alliés européens en matière de sécurité, après une campagne électorale durant laquelle le milliardaire a qualifié l'OTAN d'" obsolète " et critiqué la répartition de son coût financier entre les deux rives de l'Atlantique. Une session de travail y est consacrée mercredi après-midi.

Ce mercredi, James Mattis, le secrétaire américain à la Défense, a exhorté ses alliés de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) d'augmenter leurs dépenses militaires, faute de quoi les Etats-Unis pourraient "modérer leur engagement" envers l'Alliance atlantique, a-t-il menacé.

Le débat ne fait que commencer puisque ce "partage du fardeau" sera aussi le dossier numéro un du sommet de l'Otan prévu fin mai à Bruxelles, avec Donald Trump cette fois. "L'alliance reste un socle de sécurité fondamental pour les Etats-Unis".

Jeudi à Bruxelles, les 28 pays de l'Otan devraient préciser leur niveau d'implication dans les quatre bataillons multinationaux en cours de déploiement aux portes de la Russie, dont l'attitude est jugée menaçante depuis l'éclatement du conflit ukrainien en 2014.

"Je vous dois la clarté sur la réalité politique aux Etats-Unis, ainsi que de vous communiquer l'exigence d'équité qu'exprime mon peuple", a déclaré James Mattis devant ses homologues de l'Otan, selon un texte communiqué par ses services.

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