Le Medef accepte de rouvrir des négociations — Assurance chômage

16 Février, 2017, 02:03 | Auteur: Sue Barrett
  • Manifestation lors des négociations de juin 2016 dans un climat parasité par la loi travail./AFP

Quatre séances de négociation ont été fixées les 7, 14, 23 et 28 mars.

"Il faut ensuite six bonnes semaines pour faire agréer l'accord par l'Etat avant la présidentielle", a-t-il ajouté. Certes, il confirme que "le mot +taxation+ ne doit pas avoir sa place dans la négociation", mais "le sujet +contrats courts+, si on ne voulait pas l'évoquer, on n'aurait pas rouvert la négociation sachant que nos partenaires veulent en parler". En juin, c'est son refus de toute modulation des cotisations sur ces emplois précaires qui avait fait échouer la négociation. Les propositions CFDT et FO n'impliquent toutefois pas de hausse globale du coût du travail.

L'instance "a donné mandat à Alexandre Saubot (président du pôle social du Medef, ndlr.) pour ouvrir une négociation avec les organisations syndicales afin de proposer une réforme ambitieuse, pérenne et qui permette de résoudre le déficit structurel de l'assurance chômage", selon le communiqué.

"Ça va être la négociation la plus expresse sur l'assurance-chômage qu'on ait jamais connu", a renchéri le négociateur de la CGT, Denis Gravouil.

Depuis 2013, certains contrats courts sont déjà légèrement surtaxés, mais cela n'a pas enrayé la progression des contrats courts. Une étude de l'Unédic a notamment révélé que les CDD de moins d'un mois avaient explosé en 15 ans, passant d'un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions.

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Mercredi, l'annonce d'une très forte progression des stocks de brut, qui battent un record, n'a pas été de nature à faire dévier les cours.


Mais pour M. Saubot, la question est "symbolique" et "ne justifie en aucun cas qu'on en fasse le centre de cette négociation".

Les discussions devraient aussi aborder d'autres sujets, comme le calcul des allocations pour les personnes en activité réduite, le relèvement du plafond de cotisation ou le recul de l'âge d'entrée dans la filière senior. Le texte précise que "l'Etat devra prendre ses responsabilités " sur les travailleurs frontaliers par...

Depuis cet échec, le gouvernement, qui avait dû prolonger la convention de 2014, n'a cessé de pousser les partenaires sociaux à se remettre autour de la table, alors que le régime affiche une dette record de 30 milliards d'euros. "On va faire la démonstration que l'assurance chômage est notre sujet, on marque notre territoire", a imagé Michel Beaugas (FO).

"On pense, dans ce contexte préélectoral particulier, qu'il faut que les partenaires sociaux se montrent capables d'assumer leurs responsabilité sur l'assurance-chômage", explique la négociatrice de la CFDT, Véronique Descacq.

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