François Hollande veut des "mesures spécifiques de vigilance" contre les cyberattaques — Présidentielle

16 Février, 2017, 01:28 | Auteur: Lynn Cook
  • Philippe Wojazer  Reuters                       François Hollande à une conférence sur la

En début de semaine, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a accusé la Russie de vouloir perturber le déroulement de la présidentielle par des cyberattaques, comme à l'encontre du site d'En Marche! La Russie n'a pas l'intention de s'immiscer dans des processus électoraux à l'étranger, a dit son porte-parole, Dmitri Peskov. Aux Etats-Unis, le Kremlin et son chef sont soupçonnés d'avoir oeuvré en faveur de l'élection de Donald Trump en piratant les ordinateurs du Parti démocrate.

"Le président de la République a demandé que lui soient présentées, lors du prochain conseil, les mesures spécifiques de vigilance et de protection, y compris dans le domaine cyber, prises à l'occasion de la campagne électorale", lit-on dans le communiqué diffusé à l'issu d'un conseil de défense aujourd'hui.

Réplique du Kremlin: ces accusations d'ingérence sont "absurdes".

Pointant du doigt la Russie, déjà suspectée d'interférences dans l'élection américaine, Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement de M. Macron, a dénoncé des "fausses nouvelles" et "rumeurs" et fait état de "centaines, voire de milliers d'attaques" sur les système informatique, base de données et site du mouvement.

Lors du compte-rendu du Conseil des ministres d'aujourd'hui, Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a déclaré qu'à la veille des élections présidentielles, " les activités des ' hackers ' n'ont pas baissé et ont plutôt augmenté. "L'Agence nationale de sécurité est à la disposition des partis politiques et des candidats pour les conseiller, nous prendrons d'autres mesures que nous annoncerons pour garantir l'intégrité de cette consultation populaire", a-t-il conclu. " Il a ajouté qu'il n'y a pas de souci particulier avec la Russie".

Un commandement des opérations informatiques, placé sous la responsabilité directe du chef d'état-major des armées, a ainsi été créé en janvier disposant d'un état-major resserré qui devrait superviser 2 600 "combattants numériques" d'ici à 2019.

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