Libye: Un nouvel envoyé spécial de l'Onu pour surmonter l'impasse politique

12 Février, 2017, 00:17 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Palestinien Salam Fayyad nouveau représentant de l'ONU en Libye

Nations unies (Etats-Unis) - Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a défendu samedi par la voie de son porte-parole son choix de l'ancien Premier ministre palestinien Salam Fayyad comme émissaire de l'ONU en Libye, une nomination qui a été bloquée par les Etats-Unis.

Le chef de l' ONU Antonio Guterres a déclaré que la nomination à des postes supérieurs aux Nations Unies est fondée sur les qualités et les compétences des personnes au sein du personnel, et fonctionnaires de l' ONU et " ne représentent aucun gouvernement ou pays. Le Conseil de sécurité de l'Onu devait se prononcer hier sur cette proposition mais il semble que les Etats-Unis aient opposé leur refus à cette nomination, selon la presse américaine.

"Trop souvent, les Nations Unies favorisent les Palestiniens au détriment de notre allié Israël", - dit-elle.

Stéphane Dujarric a rappelé qu'aucun Israélien, ni Palestinien n'ont servi dans un poste de haut niveau aux Nations Unies et que "c'est une situation que le secrétaire général juge nécessaire de corriger" en fonction du mérite personnel et des compétences des candidats.

L'homme politique palestinien succède à l'Allemand Martin Kobler pour gérer l'impasse de l'après-révolution en Libye.

Le changement de politique américaine envers l'Autorité Palestinienne se ressent aussi à l'ONU.

Après son élection, mais avant son arrivée à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump avait critiqué une résolution de l'ONU adoptée en décembre - à la faveur d'une abstention des Etats-Unis - qui réclamait la fin des colonies israéliennes.

"À l'avenir, les États-Unis agiront, et ne se contenteront pas de parler, afin de soutenir leurs alliés", a conclu la représentante des États-Unis, l'un des cinq membres permanents du Conseil et qui dispose à ce titre d'un droit de veto.

"La France renouvelle sa pleine confiance au Secrétaire général pour identifier la personnalité qui représentera les Nations unies sur le dossier libyen, sur lequel la communauté internationale doit être plus que jamais mobilisée", a-t-il ajouté.

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