Donald Trump dénonce une justice "politisée" — Décret migratoire

11 Février, 2017, 00:37 | Auteur: Sue Barrett

La cour d'appel de San Francisco a maintenu ce jeudi la suspension du décret anti-immigration de Donald Trump, signé le 27 janvier.

Or, quelques jours plus tôt, le président américain s'était acharné sur le juge Robart sur Twitter.

Un groupe de personnalités comprenant les ex-secrétaires d'État John Kerry, Madeleine Albright et Condoleeza Rice et les anciens directeurs de la CIA Michael Hayden et Michael Morell a demandé également à la Cour d'appel fédérale de poursuivre le blocage du décret du président Donald Trump. "Le gouvernement n'avait pas transmis la preuve qu'un étranger d'un des pays incriminés a perpétré un attentat aux Etats-Unis par le passé", a déclaré le juge William Canby, autorisant ainsi les refugiés dont le statut avait.

Il a en effet tweeté: "Rendez-vous au tribunal, la sécurité de notre nation est en jeu!"

Devant les journalistes, il a qualifié cette décision de "politique". Surnommé "Muslim Ban" par ses opposants, il visait à interdire temporairement l'accès des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans (Yémen, Iran, Libye, Irak, Somalie, Soudan, Syrie), et prévoyait d'interdire l'entrée de réfugiés.

Présenté comme nécessaire pour lutter contre le terrorisme, le texte devait être un emblème du début du mandat de Donald Trump.

Avec ce revers, l'administration Trump pourrait demander à la Cour suprême de s'en saisir immédiatement, mais le résultat d'une telle démarche est hautement incertain. Un appel jusqu'en Cour suprême des États-Unis est possible.

Deux des trois magistrats à l'origine de l'arrêt rendu jeudi ont été désignés par des présidents démocrates, Jimmy Carter et Barack Obama. Répondant aux questions pugnaces des juges, il a contesté la légitimité de l'Etat de Washington à entamer des poursuites dans ce dossier. Pour annuler la décision de la Cour d'appel il faudrait que cinq juges sur huit se positionnent contre. "Les tentatives erratiques et chaotiques du gouvernement de réinstaurer une interdiction anticonstitutionnelle ont eu un impact terrible sur des individus innocents, sur les valeurs du pays et sur notre statut dans le monde", ajoute l'association.

Du côté des républicains, le sénateur Tom Cotton a de nouveau martelé que le décret du président Trump est "complètement légal".

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