" C'est moi qui mérite un coup de matraque ! " — Vidéo Nicolas Canteloup

11 Février, 2017, 00:28 | Auteur: Sue Barrett

Je sens bien que le passage de Hollande sur Aulnay-sous-Bois a divisé. C'est la question qui rythme l'affaire depuis ses débuts. Selon la chaîne d'information en continu, la " police des polices " retient la thèse de l'accident, et refuse de qualifier les faits comme un viol.

"Après avoir visionné les images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont mis en évidence que Théo ne s'est pas laissé menotter", résume LCI.

Des émeutes se sont produites les trois nuits après l'interpellation dans la cité des 3.000, où des policiers menacés ont procédé à des tirs de sommation à balles réelles. Les quatre policiers qui l'ont arrêté ont été mis en examen, dont un pour viol (il aurait enfoncé volontairement sa matraque dans l'anus du jeune homme). Dans des circonstances encore troubles, l'interpellation a dégénéré, Théo a été amené au sol. La défense de Théo, toujours hospitalisé, maintient sa version des faits.

Les internautes restent choqués jugeant cette chronique homophobe et faisant l'apologie du viol.

Outre le pantalon, reste la question du geste responsable de la blessure grave de Théo. "Ils ont considéré que l'élément d'intentionnalité, qui doit être caractérisé pour que le viol puisse être retenu, n'a pas été retenu", a assuré l'avocat du policier, Frédéric Gabet, jeudi sur franceinfo. "Très sincèrement désolé'. A partir du moment où lui très vite dit ça, normalement c'est pas la peine de charger la mule!" De nouveaux éléments susceptibles d'amplifier la colère de la population civile. "La matraque ne s'est pas enfoncée dans ses narines", estime Aurélie Devaux, avocate au barreau de Versailles. Dans le cas contraire, la juge pourrait choisir de requalifier les poursuites.

Après les violences qui ont eu lieu à Aulnay-sous-Bois suite à l'affaire Théo, deux jeunes ont été condamnés mercredi à 6 mois de prison ferme pour des "faits d'embuscade". Il s'agit de la cinquième nuit consécutive marquée par des échauffourées dans la ville. "Urgence, urgence, la police assassine en toute impunité", "Flics, violeurs, assassins", ont encore lancé les manifestants. Des manifestations ont déjà eu lieu à Paris, Rennes et Nantes, le 8 février. Les manifestants on tenté d'aller manifester dans les rues du centre historiques mais en ont été empêchés par des cordons des forces de l'ordre qui les encerclaient.

Recommande: