Notre-Dame-des-Landes Emmanuel Macron veut nommer un "médiateur"

10 Février, 2017, 02:09 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron au Palais de Sports de Lyon le 4 Février 2017

Alors que Jean-Luc Mélenchon a intégré plusieurs mesures écologiques dans son programme et que Benoît Hamon et Yannick Jadot discutent en vue d'un éventuel projet commun, Emmanuel Macron s'exprimait lui aussi ce jeudi 9 février sur l'écologie, problématique chère à l'électorat de gauche notamment.

Cette loi, adoptée en 2015, prévoit la réduction à 50% au lieu d'environ 75% aujourd'hui de la part du nucléaire dans la production électrique française à l'horizon 2025.

Parmi ses premières propositions, Emmanuel Macron se prononce pour une "vraie stratégie de sortie des énergies fossiles ", avec "la fermeture des centrales électriques à charbon, en concertation avec les exploitants pour assurer la conversion des sites ".

S'il était élu, Emmanuel Macron accorderait-il des permis pour l'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels? "Sous son gouvernement, le ministère de l'Ecologie sera " un ministère transversal " qui aura vocation à être " un ministère d'Etat ".

Silencieux sur la fermeture de centrales, en plus de celle, prévue, de Fessenheim, l'ex-ministre de l'Economie considère que "tout n'est pas à jeter " dans les décisions de ce quinquennat. "Mais, parce qu'il y a un mais là aussi: " je ne sais pas si l'objectif de 50% est atteignable " avoue-t-il".

En attentant, fidèle à sa ligne depuis le lancement de sa candidature, Emmanuel Macron, autoproclamé candidat des progressistes de droite comme de gauche, a tâché de ménager la chèvre et le chou sur les questions environnementales.

En parallèle, le candidat veut tenir l'objectif de 32 % pour la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d'ici à 2030. Comme lui, Emmanuel Macron ne veut pas trancher sur ce dossier. Et ce, avec une prime supplémentaire à la conversion de " 1.000 euros", valable pour " l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion ".

Enfin, interrogé sur le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le candidat d'En Marche! se montre ouvert à l'étude d'une modernisation de l'aéroport actuel de Nantes Atlantique, souhaitant nommer pour cela "un médiateur " dans les six mois suivant son éventuelle élection. Emmanuel Macron a écarté l'idée d'une évacuation des occupants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes: "Je ne veux pas d'évacuation (.) il n'y aura pas de brutalité".

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