François Fillon: "Je présente mes excuses aux Français"

07 Février, 2017, 01:30 | Auteur: Sandy Vega
  • François Fillon en meeting le 2 février 2017 à Charleville-Mezieres

Après les révélations du Canard enchaîné, en dates du 25 janvier et du 1er février, Le Monde révèle ce lundi de nouveaux éléments qui viennent fragiliser la défense du candidat de la droite à l'élection présidentielle.

Après une semaine riche en rebondissements dans la course à l'Elysée, la droite française s'apprête à vivre des jours décisifs en raison de l'affaire des emplois présumés fictifs de l'épouse de François Fillon. Il a affirmé que la journaliste anglaise qui avait interviewé Penelope Fillon dans l'archive diffusée, où celle-ci avait affirmé n'avoir jamais été l'assistante de son époux, s'était dite "choquée " auprès d'elle des conséquences de cette diffusion.

16H04 (Paris): François Fillon: "Pendant toutes ces années, mon épouse a toujours travaillé pour moi". Répondant à un journaliste, il a ajouté qu'elle " n'a pas été assistante à l'insu de son plein gré ". Et vous me connaissez, non c'est non!. En travaillant avec ma femme et mes enfants, j'ai privilégié une relation de confiance qui aujourd'hui suscite la défiance. C'était une erreur, je le regrette profondément.

"J'ai agi selon un usage, certes légal, mais dont il est clair que les Français ne veulent plus". Pour François Fillon, l'usage de ces anciens rushs - diffusés hors de leur contexte - relève d'une cabale journaliste contre sa candidature. "Toutes les conférences que j'ai données là-bas ont été gratuites", insiste-t-il. Cette revue qui aurait rémunéré Penelope Fillon a hauteur de quelque 100 000 euros brut.

Pour justifier ses imprécisions au JT de TF1, François Fillon avait expliqué: "Oui, mes réponses ont été imprécises".

Sur le plan moral ou éthique, il faut cependant avoir le "courage " de "reconnaître ses erreurs", a poursuivi M. Fillon. "C'est aux Français de juger", continue-t-il.

Par ailleurs, l'ex-Premier ministre a dévoilé sa déclaration de situation patrimoniale. Très ferme, il a dénoncé le " lynchage " opéré par les médias et a balayé les rêves d'un " plan B " de certains des élus LR. Dans sa conférence de presse François Fillon a invoqué " une violation du secret professionnel (...) de la part de gens qui sont nommés par le Gouvernement. "Je fais face à une attaque d'une violence inouïe, du jamais vue sous la Ve République".

Il a estimé que les révélations " ressemblent à une opération montée ".

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