Trump accuse l'Australie de vouloir exporter " les prochains kamikazes de Boston "

03 Février, 2017, 00:19 | Auteur: Lynn Cook

Les deux hommes devaient initialement s'entretenir pendant une heure, mais Donald Trump, excédé, aurait brusquement abrégé la conversation au bout de 25 minutes, raconte le quotidien américain.

Le Washington Post a révélé en exclusivité hier, mercredi 1er février, les coulisses de l'appel téléphonique qui a eu lieu samedi entre le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, et le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull.

Ces informations du quotidien américain viennent contredire la version du Premier ministre australien.

Canberra avait en novembre négocié un "accord exceptionnel" avec l'administration de Barack Obama portant sur l'accueil d'un nombre inconnu des 1.600 migrants parqués dans les camps de rétention de l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et de Nauru, minuscule île du Pacifique.

Donald Trump a notamment affirmé selon le Post à Malcolm Turnbull qu'il allait "se faire tuer" sur le plan politique avec cet accord, et accusé l'Australie de chercher à exporter "les prochains terroristes (du marathon) de Boston". Donald Trump a raccroché, juste après avoir vociféré que, des quatre appels qu'il a eus dans la journée, celui-là était de loin le pire.

"Mais je tiens à faire une observation: l'information selon laquelle le président m'aurait raccroché au nez n'est pas correcte", a déclaré le Premier ministre ce jeudi à la radio 2GB. Peu de temps après la publication de l'article du "Washington Post ", Donald Trump a officiellement remis en cause cet accord. "Malcolm Turnbull a assuré que la conversation avait été " très franche et directe " et s'était " achevée de façon courtoise ".

Le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer avait en effet confirmé le 31 janvier que l'accord serait maintenu. The Obama Administration agreed to take thousands of illegal immigrants from Australia. Why?

Nombreux étaient ceux qui craignaient que Donald Trump, qui vient de signer un décret interdisant temporairement aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane de fouler le sol américain, ne revienne sur cet accord.

Contrairement aux affirmations de Trump, l'accord ne porte pas sur des immigrés illégaux. "Pourquoi? Je vais revoir cet accord stupide", a-t-il tweeté.

La question des réfugiés est éminemment controversée en Australie, pays qui mène une politique extrêmement dure à l'égard des étrangers tentant d'atteindre clandestinement son territoire.

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