Rex Tillerson confirmé comme secrétaire d'État

03 Février, 2017, 00:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Trump multiplie les invectives

C'est fait! Donald Trump a réussi à faire approuver par le Sénat hier son chef de la diplomatie Rex Tillerson, mais les élus démocrates veulent ralentir les autres nominations des principaux membres de l'administration américaine et de son candidat à la Cour suprême. D'après le Washington Post, le président américain a incendié le Premier ministre australien Malcolm Turnbull lors d'un échange téléphonique houleux le week-end dernier au sujet d'un accord sur l'accueil de migrants forgé entre Canberra et l'administration de Barack Obama.

Mais le rapprochement voulu avec Moscou n'est pas le seul foyer de tensions provoqué par le 45e président des États-Unis.

Les républicains ont toutefois rallié suffisamment d'appuis pour entériner le choix de Donald Trump.

"Rien n'est exclu", a-t-il ensuite répondu à une journaliste qui l'interrogeait sur une action militaire américaine contre Téhéran.

Mercredi, la Maison-Blanche avait officiellement mis en garde l'Iran pour son rôle "déstabilisateur" au Moyen-Orient.

Le sénateur démocrate Ben Cardin, à la tête du comité sur les relations internationales, a dit craindre que M. Tillerson ne soit pas en mesure de refréner le président Trump dans ses politiques étrangères malavisées et qui entraîneront, selon lui, le pays vers une tangente dangereuse.

Celui qui va diriger la diplomatie de la première puissance mondiale est un ingénieur texan de 64 ans, qui a fait toute sa carrière jusqu'au sommet d'ExxonMobil et n'a aucune expérience politique même s'il est proche de plusieurs chefs d'État.

Après une bataille acharnée, le Sénat a confirmé l'ancien PDG d'ExxonMobil au poste de secrétaire d'Etat, par 56 voix en sa faveur contre 43.

"Chacun de nous a le droit d'exprimer ses opinions politiques".

Un millier de diplomates et fonctionnaires contestataires ont en effet signé cette semaine un mémorandum dit "dissident", via un canal de communication interne au ministère, pour s'insurger contre le décret anti-immigration qu'a pris Donald Trump vendredi dernier et qui gèle l'entrée de ressortissants de sept pays musulmans et de réfugiés.

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