"Nous quittons l'Union européenne, mais n'abandonnons pas l'Europe" — Brexit

18 Janvier, 2017, 00:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Theresa May lors de son discours le 17 janvier

Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre Sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

Theresa May rejette tout "tarif extérieur commun" car elle veut que le Royaume-Uni puisse conclure elle-même ses "propres accords commerciaux".

Theresa May a cependant décidé de ne pas se laisser faire.

Les observateurs avaient prévenu que le Brexit selon Theresa May s'annonçait "hard".

"Prêts dès que le Royaume-Uni l'est".

La Première ministre britannique opte ainsi pour un "Brexit dur": une rupture "claire et nette" de lUE, y compris avec le marché unique européen.

Alors que les scénarios les plus pessimistes prévoyaient un choc pour l'économie britannique dans la foulée du référendum du 23 juin, celle-ci a fait preuve de résilience, comme en attestent une série d'indicateurs récents, dont celui du chômage, stable à 4,8% fin octobre, et une prévision de croissance de 2,1% pour l'ensemble de 2016.

Londres avait récemment indiqué qu'elle pourrait passer à un autre modèle économique et fiscal pour rester compétitif si le Royaume-Uni n'obtenait pas l'accès qu'il souhaite au marché unique européen.

A Lancaster House, à Westminster, devant un parterre d'officiels composé notamment d'ambassadeurs du monde entier, la Première ministre a annoncé les 12 priorités du Royaume-Uni pour les négociations sur le Brexit. La première ministre a également insisté sur le contrôle de l'immigration en provenance de l'UE tout en affirmant: "Nous quittons l'Union européenne mais nous ne quittons pas l'Europe". (...) Cela signifierait que les entreprises européennes perdraient l'accès aux services financiers de la City de Londres. Les réactions des partisans de l'Union européenne sont en revanche plus nuancées, oscillant entre soulagement et méfiance. "(...) Nous voulons garantir les droits des citoyens européens qui vivent déjà en Grande-Bretagne et les droits des ressortissants britanniques dans les autres Etats-membres autant que possible".

Theresa May a annoncé son plan d'action pour le Brexit le mardi 17 janvier 2017.

Alors que l'ancien empire britannique absorbait la moitié des exportations de la Grande-Bretagne en 1950, il n'en représentait plus que le cinquième à la fin des années 1960. "Ce n'est pas acceptable." expliquait un expert en politique européenne sur BFM TV.

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