Hidalgo: Hollande, Macron et Valls "responsables de l'immense gâchis du quinquennat"

13 Janvier, 2017, 00:46 | Auteur: Sandy Vega
  • Anne Hidalgo

Mais l'édile parisienne a refusé et préféré jeter son dévolu sur Vincent Peillon, le seul qui "peut permettre à la gauche d'être au deuxième tour" de l'élection présidentielle, pense-t-elle, dans une longue interview au Monde ce jeudi 12 janvier, jour du premier débat de cette primaire.

Soutien de Vincent Peillon, la maire de Paris déplore le quinquennat socialiste qui s'achève, le décrivant comme un "immense gâchis".

"François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et Manuel Valls". L'ex-Premier ministre, lui-même candidat à la primaire, "a porté une vision autoritaire allant jusqu'à soutenir, avec le président de la République, la déchéance de nationalité", blâme Hidalgo. "Ils nous ont conduits à un état de confusion absolue", persifle encore Anne Hidalgo, décidément remontée contre ce trio à qui elle confie "en vouloir" pour avoir gâcher le quinquennat après dix ans de droite aux responsabilités.

Anne Hidalgo affirme également que Manuel Valls "n'incarne pas [sa] vision de l'engagement politique" et assure qu'il n'est "pas social-démocrate". Je leur en veux pour cela.

Dans un entretien au "Monde", la maire de Paris s'en prend violemment à François Hollande, Emmanuel Macron et Manuel Valls, responsables selon elle de l'échec du quinquennat.

Quant à Emmanuel Macron, il est "l'incarnation de la reproduction sociale des élites. Nous n'étions pas obligés de nous infliger ça", lance-t-elle. Je leur ai dit à chaque étape: "ils auraient pu faire autrement", résume la maire de Paris. Avant d'ajouter: "Je n'ai perçu dans son travail quotidien ni une modernité qui m'aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance". Mais j'imagine qu'il doit servir les intérêts de beaucoup de gens pour faire autant la "une" des journaux et pour avoir été à ce point porté comme la figure imposée d'une modernité. "Le réveil risque d'être difficile pour ceux qui y croient!", avance l'élue. Mais je ne pense pas que la social-démocratie écologiste disparaîtra.

A la question de savoir si elle soutiendra "quel qu'il soit", le vainqueur de la primaire, la mire de Paris botte en touche: "Je ne me sens redevable de personne, je n'ai jamais été dans des écuries et j'ai ma liberté".

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