Nigeria : 1 000 jours depuis l'enlèvement des lycéennes de Chibok

10 Janvier, 2017, 00:58 | Auteur: Lynn Cook

Information démentie par le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau.

Ce dimanche a marqué le 1000è jour de captivité pour les lycéennes de Chibok. Le président Muhammadu Buhari a déclaré dimanche, espérer, que les écolières de Chibok toujours retenues seraient libérées, lui qui avait fait de la lutte contre Boko Haram, une des promesses de son mandat.

À Abuja, des activistes du groupe Bring Back Our Girls se sont déclarés prêts à marcher jusqu'à la résidence présidentielle.

"Si la fille du président Buhari avait été enlevée, resterait-il les bras croisés?" "Nous devons (.) les ramener à la maison", a-t-elle martelé. 1 000 jours après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes par Boko Haram, les militantes accusent le Président Buhari de ne pas faire le nécessaire pour la libération de ces jeunes filles. "Ces jeunes filles sont des Nigérianes tout comme sa propre fille", a lancé Aisha Yesufu, une représentante du groupe.

Rakiya Abubkar, qui faisait partie des 276 jeunes filles enlevées le 14 avril 2014, a été découverte avec son bébé de 6 mois, selon l'armée.

Le groupe des insurgés islamistes nigérians Boko Haram s'illustre depuis 2009 par des attaques suicides, des massacres de populations et des enlèvements dans le nord-est du Nigeria, au nord du Cameroun, au sud du Niger et aux abords du Lac Tchad.

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