Nice : un enseignant-chercheur qui avait aidé des migrants relaxé

07 Janvier, 2017, 00:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Pierre-Alain Mannoni le 23 novembre 2016 à Nice

Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur du CNRS poursuivi pour avoir convoyé des réfugiées érythréennes venues d'Italie, a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Nice. Le procureur de la République avait requis fin novembre à son encontre six mois de prison avec sursis.

"Il n'avait pas d'autre intention que d'offrir une nuit de sécurité aux personnes secourues et à préserver leur dignité", a expliqué dans son délibéré la présidente, soulignant qu'il n'y avait eu "aucune contrepartie directe ou indirecte". Le tribunal correctionnel de Nice, n'a pas suivi.

Les juges rendront leur délibéré le 10 février dans cette autre affaire, pour laquelle le parquet a demandé huit mois de prison avec sursis. "Ça ne me choque pas qu'il soit relaxé" confie-t-il en réaction au jugement de Pierre-Alain Mannoni.

"C'est une grande victoire pour les gens qui aident et aussi pour tous les gens qui ont besoin d'être aidés" a déclaré l'enseignant-chercheur cité par l'AFP. Il pu ainsi bénéficier de la loi de 2012 qui accorde l'immunité pour les passeurs qui ne sont pas rétribués et qui agissent si la vie des personnes recueillies est jugée en péril. La justice lui reproche l'installation en octobre, sans autorisation, d'une cinquantaine d'Erythréens dans un centre de vacances désaffecté.

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