Poutine n'impose pas de sanctions — Cyberattaque

01 Janvier, 2017, 00:23 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le président de la Russie Vladimir Poutine

Le président américain a également lancé un appel à une union sacrée internationale pour faire revenir Moscou dans le droit chemin.

Il a aussi affirmé que les Démocrates accusent la Russie car ils sont mauvais perdants et se cherchent un bouc émissaire pour expliquer leur défaite à la présidentielle. Au vue de la position du président élu sur le sujet, la mise en place de telles sanctions pourrait bien se faire attendre.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a déjà discuté de ce problème spécifique avec Vladimir Poutine et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Deux groupes qui auraient des liens très forts avec les renseignements russes, l'APT 28 et l'APT 29, sont mentionnés comme étant responsables d'avoir piraté un parti politique américain, comme le révèle un rapport publié jeudi soir par le département de la sécurité intérieure de la police fédérale (FBI).

Moscou a notamment été accusé d'être derrière des opérations de piratage informatique pendant les dernières élections américaines.

Parmi ces mesures figurent l'expulsion de trente-cinq agents des services de renseignement russes, qui ont soixante-douze heures pour quitter le territoire américain, et la fermeture de deux sites utilisés par ces services à New York et dans l'Etat du Maryland, près de Washington.

Vendredi, le Kremlin réagissait en plusieurs temps, comme dans une fine partie de poker, avec, au final, un président Poutine déclarant ne pas vouloir répliquer immédiatement à la décision du président en charge des Etats-Unis. Le ministère russe des Affaires Étrangères, par la voix de son commissaire pour les droits de l'homme, Constantin Dolgov, a dénoncé ces mesures, qu'il juge contre-productives et nuisibles à l'avenir des relations entre les deux puissances, a rapporté l'agence Interfax. Cette résidence baptisée Killenworth sert aux diplomates russes en poste à l'Onu. Il est regrettable de voir que l'administration Obama, qui avait commencé par raviver nos relations, achève son mandat dans une agonie anti-Russie. Mais c'était avant que Poutine ne vienne faire une mise au point ce vendredi. La Russie "ne va expulser personne" en réponse aux sanctions américaines avait déclaré Vladimir Poutine à la mi-journée. Il a décidé de ne pas prendre de mesures de rétorsion, il n'y aura pas d'expulsions de diplomates américains.

D'un côté nous avions donc Obama qui est demeuré depuis le premier jour de son mandat prisonnier des contraintes de la démocratie américaine - des manigances façon House of cards aux pressions du Congrès -; et de l'autre Poutine qui a pu garder les mains libres dans un système politique presque entièrement dévoué à sa personne.

Pour ceux qui n'ont toujours pas de projets pour le 31, ça vous tente un Réveillon avec Vladimir? En octobre, mon administration a estimé que certains agissements de la Russie étaient destinés à interférer avec le processus électoral américain.

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