Les Etats-Unis vont expulser 35 diplomates russes — Piratage informatique

01 Janvier, 2017, 04:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Poutine la Russie

Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, souhaite entretenir de meilleures relations avec Moscou et ne cache pas son admiration pour le président Vladimir Poutine.

Mais les sanctions américaines ne s'arrêteront pas là, a précisé le président américain.

Jeudi 29 décembre, Barack Obama a promis des représailles envers la Russie, affirmant que "les cyberactivités avaient pour but d'influencer l'élection" présidentielle américaine de novembre 2016 menant à la victoire du candidat républicain, Donald Trump.

"Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a pour sa part manié l'ironie".

La Russie est de nouveau dans le viseur de l'administration américaine.

Finalement, la Russie "n'expulsera personne" a déclaré hier le président Poutine. S'il se confirme que le Kremlin a bel et bien joué un rôle, fût-il indirect et périphérique, dans le choix du président des Etats-Unis, l'hostilité à Vladimir Poutine devrait aisément transcender les clivages partisans pour prendre la forme d'une riposte impitoyable.

Ces mesures de rétorsion marquent une nouvelle dégradation des liens russo-américains, déjà abîmés par les guerres en Ukraine et en Syrie. La Direction générale des renseignements russe (GRU) et le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB), ainsi que des entreprises qui ont fourni "un soutien matériel" aux opérations informatiques du GRU, en font partie.

"Ces actions ont été prises en réponse au harcèlement russe de diplomates américains et aux actions de ces diplomates que nous estimons ne pas correspondre à la pratique diplomatique", a déclaré cette même source. Depuis le début de sa campagne, Donald Trump dit vouloir "réchauffer" la relation entre Washington et Moscou. Il a indiqué qu'il souhaite rencontrer la semaine prochaine les responsables du renseignement pour en savoir davantage.

Il faut "sanctionner le secteur de l'énergie" russe et imposer des sanctions financières et des restrictions sur les voyages des hauts responsables russes, a renchéri de son côté le sénateur Lindsey Graham, également interviewé par Fox News.

Pour appuyer la décision du président, le FBI et le Département de la sécurité intérieure ont publié un rapport sur l'opération menée par les services de renseignement russes, baptisée "Grizzly Steppe" par les Américains. Il a toutefois " déconseillé " une telle initiative.

Si cela devait être le cas, l'homme d'affaires se heurterait à l'opposition d'un nombre important de membres du Parti républicain au Congrès. L'école anglo-américaine de Moscou, fréquentée par de nombreux enfants de diplomates, pourrait être dans le collimateur russe, ainsi qu'un lieu de repos très prestigieux pour les diplomates américains à Moscou. C'est ce qui a certainement dû aussi fait sortir Barack Obama de ses gonds.

L'Allemagne s'est notamment inquiétée des risques de piratage russe avant les prochaines élections législatives, en septembre 2017.

Le président Barack Obama a ordonné jeudi l'expulsion des 35 présumés espions russes et imposé des sanctions contre deux agences de renseignement pour leur implication du piratage aux USA de groupes politiques dans le cadre de la récente élection présidentielle.

Ce message a été immédiatement retweeté par l'ambassade russe à Washington. La mesure prise par Washington a été immédiate, car ces personnes ont 72 heures pour quitter le sol américain.

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