La suspension du chantier du Center Parcs de Roybon confirmée en appel

18 Décembre, 2016, 00:43 | Auteur: Aubrey Nash
  • L'avenir du Center Parcs de Roybon fixé vendredi

Dans un communiqué, le Rassemblement des citoyens pour une Isère solidaire et écologique précise: "Le juge a annulé l'autorisation relative à l'assainissement du Center Parcs du fait de l'absence d'étude d'impact obligatoire relative à Natura 2000 et des risques de pollutions des milieux naturels sur des sources, des aires d'alimentations de rivières classées en réservoirs biologiques ". La Cour d'appel administrative de Lyon a confirmé l'annulation de deux des trois arrêtés préfectoraux autorisant la construction du CenterParcs de Roybon, en Isère. La cour a confirmé le jugement du tribunal de Grenoble qui considérait le projet de parc de loisir illégal du fait de son incompatibilité avec la loi sur l'eau.

"Objet de nombreux recours depuis son lancement en 2007, le projet de Roybon, d'un montant de 390 millions d'euros, prévoit la construction de 1.000 cottages, commerces et restaurants autour de l'" Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29 °C, avec piscine et jacuzzi. Le complexe devrait permettre la création de 468 emplois équivalent temps plein. Plusieurs associations avaient ensuite saisi la justice qui a mis le projet en suspens. La juridiction administrative a en revanche autorisé Pierre et Vacances à détruire ou déplacer des espèces protégées ou les habitats de ces dernières. La cour a confirmé la décision rendue à l'été 2015 en première instance par le tribunal administratif de Grenoble. Et ce, "même en prenant en compte les surfaces supplémentaires invoquées en appel" par le groupe. Les écologistes se sont félicités de cette décision de justice, demandant à Pierre et Vacances de la respecter. La société, "qui réaffirme sa volonté de poursuivre le projet, soutenu par les élus locaux et régionaux", a par conséquent décidé de se pourvoir en cassation auprès du Conseil d'Etat sur ce point. Il fait valoir les "58 hectares de mesures compensatoires nouvelles" qu'il a proposées en appel, pour compenser les zones humides impactées par le projet "à hauteur de 220 %". "C'est un bon point d'avoir gagné sur la loi sur l'eau mais on est déçu de ne pas avoir eu gain de cause sur la protection des espèces protégées", a déclaré pour sa part Stéphane Péron, président de l'association.

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