Poutine peut affaiblir l'Amérique "si nous oublions nos valeurs" — Obama

17 Décembre, 2016, 00:41 | Auteur: Lynn Cook
  • Poutine peut affaiblir l'Amérique

Le président américain, Barack Obama, a affirmé ce vendredi avoir demandé directement en septembre à son homologue russe Vladimir Poutine de "cesser" les cyberattaques, le menaçant de "conséquences sérieuses s'il ne le faisait pas".

" Il est clair que si un gouvernement étranger, quel qu'il soit, tente d'entacher l'intégrité de nos élections, alors nous devons agir ", a plaidé Obama: " Et nous le ferons, au moment et où nous le déciderons ".

De son côté M. Trump a de nouveau insinué jeudi que la Maison Blanche avait des intentions partisanes en accusant la Russie d'être à l'origine des piratages informatiques.

Des accusations de la Maison-Blanche que la Russie n'a pas du tout appréciées. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Donald Trump apparaît de plus en plus isolé dans son insistance à épargner Vladimir Poutine, un homme dont il a souvent loué les qualités de leader et avec qui il souhaite réchauffer les relations.

Cette conclusion de la CIA n'est toutefois pas partagée par l'ensemble du secteur du renseignement américain, qui comprend 17 agences de renseignement. Il va ainsi à l'encontre de son propre parti, la fibre anti-russe chez les conservateurs américains étant plus vivace que jamais.

Revenant sur les piratages informatiques qui ont visé les démocrates et perturbé la présidentielle américaine, Barack Obama a assuré qu'il s'était inquiété de leur impact potentiel sur le vote.

Dès cette date, la direction du renseignement américain (ODNI) avait estimé que "seuls de hauts responsables russes" avaient pu autoriser ces activités.

"Qui à la CIA?", s'est emporté un parlementaire républicain allié à M. Trump, Peter King: "Tous les services de renseignement qui nous ont parlé jusqu'à présent ont dit qu'ils ne savaient pas quel était le but, au-delà de la perturbation de l'élection et de créer le doute chez les Américains". Selon les médias américains, des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des emails piratés sur les comptes de l'ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.

Un de ses conseillers, Ben Rhodes, a quant à lui lui directement visé Vladimir Poutine sur la chaîne MSNBC.

Recommande: