Des fonctionnalités pour lutter contre les fausses informations — Facebook

17 Décembre, 2016, 00:35 | Auteur: Lynn Cook
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Facebook avait promis, au lendemain de l'élection de Donald Trump, de se doter de nouveaux outils pour limiter la propagation de fausses informations sur son réseau.

Le réseau social teste actuellement sur un nombre limité de personnes une nouvelle commande qui permet aux internautes de caractériser un message comme étant une fausse information.

Les gens seront également en mesure de signaler de fausses informations à Facebook et aux autres utilisateurs, de la même façon que vous pouvez signaler des images.

Il choisira dans la liste établie par l'institut indépendant Poynter un ou plusieurs des 43 sites répertoriés, dont aucun Français.

Si la vérification révèle que l'article contient des informations erronées, il sera assorti d'un triangle contenant un point d'exclamation, souvent utilisé en signalisation routière pour indiquer un danger, et de la mention "contesté par des vérificateurs indépendants".

Il ne sera, en revanche, plus possible pour son auteur ou son éditeur d'en faire la promotion sur Facebook, notamment par de la publicité, indique le réseau social.

"En temps normal, nous garderions pour nous les détails de nos projets en cours de développement, mais vu l'importance de cette question et l'intérêt qu'elle suscite, je veux exposer les grandes lignes de nos travaux actuels ", expliquait ainsi Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook, sur sa propre page.

Répondant aux critiques apparues après l'élection de Donald Trump en novembre dernier, Facebook renforce sa lutte contre la diffusion de fausses informations et autres hoaxes, notamment en misant sur le fact checking.

Un article prétendant que le pape François avait exprimé son soutien au candidat républicain a ainsi été multipartagé.

Un autre article, qui a aussi fait le tour d'internet, était titré "l'agent du FBI derrière la fuite des emails d'Hillary retrouvé mort, victime d'un meurtre maquillé en suicide".

Ce débat s'est encore intensifié début décembre lorsqu'un homme a fait feu dans un pizzeria qu'il soupçonnait, sur la base de fausses informations, d'abriter un réseau pédophile impliquant notamment Hillary Clinton.

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