Royal propose l'extension du bonus pour l'achat de véhicules électriques — Pollution

12 Décembre, 2016, 01:17 | Auteur: Jonathan Ford

Les pics de pollution, qui ont affecté plusieurs régions ces derniers jours, sont "un problème pris au sérieux par le gouvernement", a dit la ministre dans la cour de l?Élysée, rappelant aussi l'impact désastreux de la pollution au quotidien. La mesure a été levée pour le week-end.

Une prime de conversion de 10.000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique en échange de la mise au rebut d'un véhicule polluant, déjà accordée aux particuliers, sera étendue aux véhicules utilitaires et aux taxis à partir de 2017.

L'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere) s'en est aussitôt félicitée.

Elle a proposé que les élus et les préfets puissent rendre obligatoires les certificats de qualité de l'air dans les zones à pics de pollution réguliers.

A ce stade seules Paris et Grenoble s'en sont saisies. "C'était une décision attendue depuis longtemps", a dit Mme Royal. "Ce qu'il faut maintenant, c'est la révolution du transport propre, des villes responsables, le transport électrique en ville, des modes de locomotion différents".

"Il faut remettre à niveau notre système de transports en commun", a-t-elle dit sur France Inter: "Le gouvernement avait pris des engagements (.) qui devaient être financés par l'écotaxe poids-lourds, qu'on n'a pas mise en place". Pour le troisième jour consécutif, la circulation alternée est reconduite dans la région parisienne, avec l'espoir que les automobilistes feront preuve de davantage de civisme pour que cette mesure souvent critiquée réduise un pic de pollution hivernal inédit depuis dix ans.

Alimentées par le chauffage au bois et le trafic, les concentrations de particules, ces poussières fines en suspension dans l'air, ont atteint jusqu'à 146 microgrammes/m3.

Globalement la qualité de l'air s'est aussi améliorée sur Paris depuis 10 ans, en particulier grâce aux mesures imposées aux émissions industrielles (les émissions de dioxyde de soufre ont notoirement reculé).

Mais cela ne suffit pas: la pollution de l'air cause encore 48.000 décès prématurés, par cancers ou affections respiratoires, selon une évaluation de Santé publique France.

Sources principales de pollution, le trafic routier, le chauffage résidentiel, l'industrie, l'agriculture (via l'ammoniac des épandages), selon le dernier bilan officiel de la qualité de l'air. "Aujourd'hui ce sont des sources diffuses, réparties sur tout le territoire", ce qui rend l'action plus complexe, souligne Nadia Herbelot, chef du service qualité de l'air de l'Agence pour l'environnement (Ademe).

"J'ai demandé aussi aux sociétés d'autoroute la gratuité pour les véhicules électriques", a déclaré en outre la ministre. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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