Paris demande une réunion "immédiate" du Conseil de sécurité de l'ONU — Alep

30 Novembre, 2016, 16:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Jean-Marc Ayrault demande que le Conseil de sécurité de l'ONU examine

Face à la catastrophe humanitaire à Alep, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault avait demandé mardi que le Conseil se réunisse immédiatement afin d'examiner la situation de cette ville martyre et les moyens d'apporter secours à sa population.

Selon une source diplomatique française, Jean-Marc Ayrault et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier profiteront de la réunion de Minsk sur l'Ukraine pour discuter de la situation à Alep avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Cela sera fait afin de "permettre un accès sans entrave de l'aide humanitaire", estime Jean-Marc Ayrault dans un communiqué.

Relancée cet été, l'opération de reconquête de la partie est d'Alep, la deuxième ville de Syrie, s'est nettement accélérée ces derniers jours.

Les 15 ambassadeurs du Conseil entendront un compte-rendu de la situation à Alep fait par un responsable des opérations humanitaires de l'ONU et par le médiateur des Nations unies en Syrie Staffan de Mistura, intervenant par vidéo-conférence.

Interrogé à ce propos, l'ambassadeur français François Delattre a précisé à des journalistes que Paris s'efforçait avec la présidence sénégalaise du Conseil "de convoquer (cette réunion) d'ici à demain".

A Alep-Est, qui est contrôlée par les rebelles, l'"intensification des combats au sol et les bombardements aériens aveugles au cours des derniers jours auraient tué et blessé des dizaines de civils" alors que plus aucun hôpital ne fonctionne et que "les stocks alimentaires sont pratiquement épuisés", a-t-il déploré.

"Lundi, l'ONU s'était déjà dite " extrêmement inquiète " pour les plus de 250.000 civils qui vivent " dans des conditions horribles ". Le ministère russe de la Défense a pour sa part évalué à 40% la zone "libérée" par les forces gouvernementales. D'autres familles se sont réfugiées dans des quartiers encore contrôlés par les rebelles. Une perte d'Alep-Est infligerait aux différents groupes insurgés leur pire défaite depuis le début du conflit syrien en 2011.

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