Paris - Retailleau (LR) exclut que Fillon puisse "affadir son projet"

29 Novembre, 2016, 11:42 | Auteur: Lynn Cook

François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle de 2017, va devoir s'atteler très vite à régler plusieurs dossiers: la direction du parti Les Républicains, les investitures aux législatives, la composition de son éventuel futur gouvernement. Ce sont de fidèles fillonistes, contrairement au président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, même si ce dernier s'était rangé derrière lui après le premier tour et avait pris la parole à son meeting d'Eurexpo. Ancien soutien de François Fillon en 2012, Laurent Wauquiez avait finalement rallié l'ex-chef de l'Etat pour la primaire.

Fort de son excellent score à la primaire (66,5% des voix au second tour dimanche), le candidat des Républicains va faire le ménage pour disposer du parti idéal pour sa campagne de la présidentielle.

Wauquiez est politiquement sur la même ligne que lui, celle d'une "droite qui s'assume" et se débarrasser de lui risquerait d'en faire, pour Fillon, son ennemi à l'extérieur.

Fillon a annoncé le 23 novembre qu'il y aurait "une marge de négociations" pour les investitures aux législatives avec les centristes qui adhérent à son projet.

François Fillon pourrait revoir la composition de la commission nationale d'investiture, actuellement dirigée par l'ex-maire de Nice, Christian Estrosi (soutien de Nicolas Sarkozy), ainsi que la direction générale du parti, poste occupé par le sarkozyste Frédéric Péchenard. Selon des sources LR, elle aurait de "bonnes chances" de l'obtenir.

"Les forces de droite relèvent la tête dans toute l'Europe", s'enthousiasmait pour sa part le présentateur du journal de l'autre chaîne publique russe Pervy Kanal, en commentant la victoire de François Fillon. "C'est la condition nécessaire pour que les ministres puissent se préparer aux lourdes responsabilités qui leur seront confiées et réussissent dans leur mission", a-t-il précisé. Il a promis une équipe resserrée d'une quinzaine de membres, avec des personnalités issues de la société civile. Les quelque 16 millions d'euros récoltés vont servir à rembourser à la Haute autorité le coût de cette primaire (probablement 8 à 9 millions d'euros, selon des sources LR). L'ex premier ministre est ainsi officiellement le candidat de la droite à la prochaine présidentielle en 2017.

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