Pour vous, ce 3e débat a-t-il été décisif — Primaire de droite

20 Novembre, 2016, 07:06 | Auteur: Lynn Cook
  • Les écarts se sont encore réduits entre les trois principaux rivaux de la primaire à droite pour l'élection présidentielle de 2017 selon un sondage Ifop pour Paris Match iTELE et Sud Radio qui donne Alain Juppé toujours en tête mais talonné par

Primaire de la droite.

Le débat organisé par BFM et iTELE a été plus mouvementé que le premier mais, même si des sujets de fond (l'éducation, la question du ni-ni, la politique étrangère.) ont été abordés, c'est plutôt sur la forme que les candidats se sont démarqués à coup de punchlines à leurs adversaires.

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Les candidats ont également abordé le dossier syrien. En tête dans les enquêtes d'opinion depuis deux ans, l'ex-Premier ministre Alain Juppé, 71 ans, semble désormais en perte de vitesse et est au coude-à-coude avec l'ancien président Nicolas Sarkozy, 61 ans.

Après deux mois de campagne officielle et deux premières joutes télévisées parfois hautes en couleurs, les protagonistes de cette primaire inédite dans l'histoire de la droite abattent leur dernières cartes et affûtent leurs ultimes arguments.

Les modalités sont similaires aux précédents débats: 90 secondes pour s'exprimer et un droit de réponse pour les concurrents. Les thèmes seront issus d'un sondage réalisé par Harris Interactive.

Pour terminer, chaque candidat disposera d'une minute trente pour conclure.

Comme lors du premier débat, les affaires ont fourni le temps fort de cet échange diffusé sur France 2 et Europe 1.

Nicolas Sarkozy a de nouveau prôné une "alternance forte" par opposition à l'"alternance molle" incarnée par Alain Juppé, son principal rival, qu'il n'a jamais nommé. Jeudi, l'invité surprise de la confrontation devrait logiquement s'appeler Emmanuel Macron.

L'ancien ministre, qui a quitté le gouvernement en août 2016, a annoncé sa candidature à l'Élysée mercredi 16 novembre 2016, au beau milieu de la primaire de la droite. Une démarche programmée au beau milieu de la primaire de la droite. M. Macron est avant tout "un problème pour la gauche", a assuré Alain Juppé, dont l'électorat centriste pourrait pourtant être tenté par les propositions de l'ancien ministre. La tension était palpable, sur le plateau, alors que tous les sondages enregistrent une remontée de François Fillon, non loin des deux favoris, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Et l'emporterait au second tour face à ses deux principaux concurrents en cas de qualification. "Les Français voient bien qu'ils ont le choix entre un candidat, Nicolas Sarkozy, qui leur propose un retour en arrière", et "de l'autre côté un candidat (Alain Juppé) qui a choisi une extrême prudence", résume M. Fillon.

M. Sarkozy, justement, a abordé cette semaine pied au plancher. Si le doute commence à poindre chez certains membres de son entourage, l'ancien président continue de travailler au corps sa base électorale pour réaliser le meilleur score au premier tour. Mais "dans toutes les enquêtes (.), le second tour s'apparente à un référendum anti-Sarkozy, un +TSS+ et ça ne lui est pas favorable", relève Frédéric Dabi (Ifop). "Je ne suis pas le candidat d'une petite élite française". Si Alain Juppé est toujours donné en tête avec 33% des intentions de vote au 1er tour, (-7), François Fillon monte en flèche et rejoint pour sa part Nicolas Sarkozy (-1) avec chacun 25% d'intentions de vote, selon cette étude. Arrivent ensuite Bruno Le maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé (voir le premier graphique ci-dessous). Alain Juppé sera à Lille pour un grand meeting régional. Nicolas Sarkozy sera à Nîmes et François Fillon rassemble ses soutiens à Paris, au Palais des Congrès.

Bruno Le Maire par exemple, n'a pas du tout apprécié un commentaire de Jean-Pierre Elkabbach qui sous-entendait qu'il allait perdre dimanche.

La Cnil a lancé des investigations sur l'application smartphone utilisée par la campagne de Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, pour géolocaliser les sympathisants potentiels et faciliter le porte-à-porte ciblé. Ce sulfureux intermédiaire a réitéré jeudi ses propos devant des enquêteurs français, sans toutefois pouvoir prouver que l'argent a servi à financer la campagne remportée par M. Sarkozy en 2007.

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