Juppé en tête, Fillon monte, Sarkozy baisse — Primaire à droite

19 Novembre, 2016, 10:58 | Auteur: Lynn Cook

Ils recueilleraient respectivement 37 % et 29 % des voix au premier tour.

Enfin, François Fillon a critiqué la dernière séquence de l'émission, durant laquelle les candidats pouvaient s'adresser les uns aux autres: "C'est tout le problème de la conception que vous avez, de plus en plus, de ces débats, en terme de spectacle, pas en terme de fond".

[Mis à jour le 17 novembre 2016 à 14h46] On y est.

Qui des sept candidats a été le plus convaincant du dernier débat de la primaire de la droite et du centre avant le premier tour prévu dimanche?

C'est du moins ce que montrent les derniers sondages.

Lors des deux précédents débats, les téléspectateurs interrogés par Elabe pour BFM TV avaient placé le maire de Bordeaux en tête des candidats les plus convaincants. "On peut en être fier." . L'échange, diffusé en direct à partir de 20h50 sur France 2 et Europe 1, devrait durer deux heures. Son positionnement transpartisan " ni gauche ni droite " pourrait aussi troubler le jeu à droite, en captant des électeurs du centre courtisés par Alain Juppé. Sarkozy, Juppé, Le Maire... "Alors, pour ma part, je sais que ce ne sera pas le cas", a-t-elle expliqué. Car une incertitude demeure: ceux, nombreux, qui affirment avoir une bonne opinion de Juppé feront-ils bien l'effort de se rendre aux urnes?

Après ses déclarations au site Mediapart, M. Takieddine a "confirmé" devant les enquêteurs avoir remis des valises d'espèces à M. Sarkozy et son camp, sans toutefois pouvoir prouver que l'argent était destiné au financement de la campagne. Pas plus pour Nicolas Sarkozy. Les sondages continuent de le donner en tête auprès des sympathisants des Républicains. Certes, ses proches se défendent de toute immixtion. Sa cible reste bien évidemment Alain Juppé.

Les deux favoris, l'ex-Premier ministre Alain Juppé et l'ex-président Nicolas Sarkozy, se présentent chacun comme le meilleur recours face à l'extrême droite, mais avec des stratégies radicalement opposées.

C'était le discours équilibré du candidat Fillon concernant la Russie - et son amitié officielle, documentée, photographiée avec le président russe Vladimir Poutine - qui suscitait l'intérêt d'activistes politiques américains soucieux de convaincre l'électeur du nécessaire rééquilibrage des relations avec la Russie et d'arrêter illico la vaine politique étrangère sans résultat des années Obama, surtout en Syrie. "Si on entre dans la logique de la négociation, où s'arrête-t-on?" "Le patron, c'est celui qui est élu, pas celui qui est nommé".

"François Fillon n'a pas encore attrapé l'os, mais il s'en approche", constate Cécile Cornudet dans Les Echos de vendredi. Tout juste s'il ne faudrait pas le remettre à sa place.

Une nouvelle fois Bruno Le Maire a eu du mal à exister. Vous savez, il y a la France des sondages, il y a une France des commentateurs, il y a une France des journalistes (.). Alain Juppé et François Fillon ont ainsi appelé à ne plus être "naïfs" dans les relations commerciales, tandis que Nicolas Sarkozy réclamait la création d'un "Buy European Act", pour protéger les entreprises du Vieux Continent. Avec l'objectif secret de le faire sortir de ses gonds (voire de ses bottes)? Bruno Le Maire a lui aussi entonné à trois reprises le refrain du renouveau.

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