ONU : Donald Trump accepte de rencontrer Ban Ki-moon

18 Novembre, 2016, 05:27 | Auteur: Lynn Cook

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a accepté de rencontrer le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, a indiqué mercredi le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

"Ce qui était un jour impensable est devenu inarrêtable", a déclaré mardi à Marrakech le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en référence à l'engagement climatique sans précédent de la communauté internationale et alors que l'élection de Donald Trump suscite de nombreuses craintes.

Parmi eux, la présidente chilienne Michelle Bachelet, les émirs du Koweit et du Qatar et de nombreux Africains, accueillis par M. Ban et par le roi du Maroc Mohammed VI.

Le responsable de l'ONU, qui quitte ses fonctions fin décembre et assiste à sa 10e et dernière COP climat dans ses fonctions, a " appelé tous les pays à renforcer leur ambition en matière de réduction de gaz à effet de serre", et le secteur privé à " faire plus ".

Le réchauffement est "le plus grand défi de notre temps et nous attendons que les Etats-Unis continuent à conduire" ce combat, a exhorté Taneti Maamau, président de Kiribati, archipel du Pacifique menacé par l'élévation des océans.

"Il s'agit d'une action cruciale pour protéger notre planète, sauvegarder les plus vulnérables et s'orienter vers une prospérité partagée", a souligné M. Ban Ki-Moon, dans un discours prononcé lors de la Séance solennelle de Haut Niveau de la 22è session de la conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP22).

L'ONU a par ailleurs appelé les pays développés à augmenter leur aide pour que les pays en développement puissent faire face à des dérèglements climatiques en recrudescence.

Le magnat new-yorkais, qui pendant sa campagne avait qualifié le réchauffement de "canular" et promis de relancer la production américaine de charbon, n'a depuis son élection encore rien dit sur ce thème.

La communauté internationale s'est engagée à limiter sous 2° la hausse du réchauffement, prometteur, au-delà, d'impacts désastreux et irréversibles pour les hommes comme pour les écosystèmes.

Pour cela, les "émissions mondiales devront atteindre leur pic d'ici à 2020, puis décliner rapidement", a-t-il rappelé, appelant notamment à "l'élimination des subventions aux énergies fossiles afin d'accélérer la transition vers des énergies propres".

Mais les engagements actuels, pris par les Etats, "ne nous sortent pas de la zone de danger", a souligné M. Ban.

Les subventions accordées chaque année aux énergies fossiles (allègements fiscaux, soutiens à l'activité pétrolière, etc.) ont dépassé 500 milliards de dollars (2010), selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Une réunion ministérielle sera consacrée mercredi à cette question des financements, centrale dans les négociations climatiques.

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