Le tribunal administratif maintient la piétionnisation des voies sur berges — Paris

18 Novembre, 2016, 06:34 | Auteur: Sandy Vega
  • 80 capteurs permettront de savoir si la pollution a augmenté depuis la fermeture des voies sur berges

Le rapport, publié par Le Figaro et commandé par Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, est accablant pour la maire de Paris Anne Hidalgo.

Le rapport est sans équivoque: la piétonnisation de la rive droite des voies sur berges, instaurée par la municipalité il y a moins de deux mois, aurait plusieurs effets désastreux, selon un rapport que Le Figaro a dévoilé.

Interviewé jeudi sur le sujet par Europe1, Valérie Pécresse a persisté en déclarant que "Les hausses de temps de transport liées aux voies sur berge sont beaucoup plus importantes que ce que la Mairie de Paris nous donne et surtout que cette fermeture des voies sur berges a impacté la banlieue". Votée en Conseil de Paris le 26 septembre pour lutter contre la pollution de l'air, la fermeture de la voie Georges-Pompidou interdit désormais aux voitures 3,3 km du quai bas le long de la Seine, de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe).

"Le préfet de région doit être impartial et il doit dire les vraies conséquences de ces voies sur berges", a-t-elle demandé, en rappelant que cette disposition était pour l'instant encore en phase d'expérimentation.

Les résultats relayés par "Le Figaro" indiquent une progression du trafic de 51% sur le quai haut, avec 9 minutes de temps de trajet supplémentaire, soit une hausse de 135%. "Ce n'est pas parce que les faits lui donnent tort qu'elle est autorisée à les travestir ".

Le tribunal administratif de Paris a confirmé mardi, dans une ordonnance de référé, la légalité du projet d'ouverture aux piétons et aux circulations douces des berges de la Seine rive droite.

Ce " rapport, dont la méthodologie n'est pas précisée, se fonde pour partie sur des données déjà publiées par la Ville de Paris et par la Préfecture de Police début octobre - mais qui s'avèrent ici reprises de façon partielle - et pour l'autre partie sur des données dont l'origine n'est pas précisée et dont la véracité n'est donc pas prouvée", ajoute un communiqué. Une hausse entre 11 et 28% des temps de parcours a ainsi été calculée par un comité d'experts qui précise que la suppression du trafic sur les voies sur berges n'impacte par uniquement Paris intra-muros mais également les accès à la capitale des villes de banlieue.

La piétonnisation de ces voies, en vigueur de fait depuis mi-juillet, suscite les passions depuis des mois.

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