La Commission européenne épingle huit pays, dont l'Italie — Budget

17 Novembre, 2016, 07:20 | Auteur: Lynn Cook
  • La Commission européenne a épinglé huit pays pour

La Commission européenne a pointé ce mercredi un "risque de non-conformité" du budget prévu par la Belgique pour l'exercice 2017, un risque qu'elle pointe pour 7 autres États membres, dont l'Italie.

La Commission européenne a épinglé le 16 novembre les budgets présentés par l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, la Finlande, la Slovénie, la Lituanie et Chypre.

Pour Chypre et l'Italie, les écarts sont plus larges, a déclaré le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, lors d'une conférence de presse. La Grèce, en grande difficulté économique et soumise à un plan d'aide, n'est pas concernée par ces prévisions budgétaires. Ces sanctions auraient été sans précédent dans l'histoire de l'UE.

En théorie, les règles européennes prévoient des amendes pouvant atteindre 0,2% du produit intérieur brut (PIB) et la suspension de fonds structurels européens si un pays ne parvient pas à atteindre ses objectifs.

Les fonds structurels européens visent à réduire les écarts de développement en Europe en aidant les régions en difficulté.

L'Allemagne, l'Estonie, le Luxembourg, la Slovaquie et les Pays-Bas sont, quant à eux, les bons élèves avec des propositions jugées en "conformité" par l'exécutif européen. Avant l'avis favorable de la Commission européenne, la Chambre des métiers luxembourgeoise avait pourtant eu un regard plutôt critique sur le projet de budget 2017, regrettant la hausse importante du déficit de l'État.

Parmi les pays "à problème", l'Italie, troisième économie de la zone euro et dont la dette publique (133% du PIB en 2016) est la seconde plus importante de l'UE derrière celle de la Grèce.

En 2015, le déficit public espagnol avait atteint 5,1% du PIB, un chiffre bien au-dessus du plafond de 3% fixé par le pacte de stabilité et des objectifs de la Commission de 4,2%.

Mais le chef du gouvernement Matteo Renzi a finalement annoncé un déficit public à 2,3 % du PIB en raison des " circonstances exceptionnelles", l'Italie ayant été touchée par plusieurs tremblements de terre et devant aussi faire face à une vague massive d'immigration.

M. Renzi n'a de cesse de lancer des piques à l'encontre des institutions européennes et a récemment dénoncé les " diktats " de Bruxelles, dans une nouvelle polémique avec la Commission européenne. "Je le rappelle donc à tous les candidats à l'élection présidentielle, qu'ils soient de droite ou de gauche, pour qu'ils prennent leurs responsabilités".

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