Adoption d'un projet de loi légalisant des colonies sauvages en Cisjordanie — Israël

17 Novembre, 2016, 07:12 | Auteur: Lynn Cook
  • Naftali Bennett ministre de l'Education et chef du Foyer juif--parti nationaliste religieux partisan de la colonisation qui refuse toute évacuation- le 9 octobre 2016 à Jérusalem

Ben Caspit dans le quotidien Maariv citant de membres de la direction du Foyer juif, estime que Naftali Bennett devrait se contenter d'avoir "fait tomber Benjamin Netanyahu dans un piège parfait" au point que le Premier ministre semblait hésiter sur son vote au Parlement.

Celle-ci a ordonné la démolition d'ici au 25 décembre de l'implantation dite sauvage d'Amona, construite dans les années 90 sans autorisation sur des terres privées palestiniennes, et où vivent une quarantaine de familles israéliennes. Israël réfute cette position pour la plupart des colonies qui abritent environ 400.000 Israéliens en Cisjordanie.

Les ministres du Foyer juif ont décidé de défier le Premier ministre et de mettre le texte aux voix. Ils ont entraîné derrière eux cinq ministres du propre parti de M. Netanyahu, le Likoud (droite). Les propriétaires palestiniens seraient indemnisés.

Les textes adoptés par la commission ministérielle des lois pourraient être votés en trois lectures par le Parlement israélien.

Il pourrait constituer une ligne rouge pour une partie de la communauté internationale. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Israël s'interroge sur l'éventualité que le président Barack Obama ne prenne une initiative défavorable dans les dernières semaines de son mandat, comme de rompre avec la pratique historique et de ne pas opposer le veto américain à une résolution contre la colonisation à l'ONU.

Selon Naftali Bennett, il faut profiter de l'élection aux Etats-Unis de Donald Trump pour abandonner l'idée de la création d'un Etat palestinien et accélérer la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est annexée.

Ce dernier a finalement voté pour le projet de loi légalisant des colonies sauvages après avoir lui-même mis en garde dimanche contre un probable rejet du projet de loi par la Cour suprême. C'est ce qu'a confirmé lundi la Cour suprême d'Israël. Il faisait valoir que, de toute façon, le texte de légalisation rétroactive avait toutes les chances d'être invalidé par la justice.

"L'Egypte est très préoccupée par cette loi, qui ouvre la voie à la légalisation d'implantations israéliennes en expansion constante", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Abou Zeïd.

Le Waqf d'Al Qods a dénoncé une décision "raciste qui constitue une violation dangereuse de la liberté de culte" et assuré que "l'appel à la prière se poursuivra à Al Qods et à Al-Aqsa", précisant que "de telles tentatives prouvent de façon éclatante que le gouvernement d'occupation israélien veut entériner la judaïsation de l'État et en finir avec tout ce qui est arabe ou musulman" dans la Ville Sainte.

Recommande: