Calendrier "inchangé" après la décision de la Cour, assure May — Brexit

11 Novembre, 2016, 02:51 | Auteur: Aubrey Nash
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Les anti-Brexit et les citoyens britanniques qui se sont sentis floués par le référendum, que bon nombre regrettent après avoir voté en faveur du "leave" le 23 juin 2016, ont eu gain de cause.

Pourquoi cette procédure devant la Haute Cour? Mais si la décision de la Haute Cour est confirmée, elle entraînera des débats parlementaires qui pourraient ralentir significativement le Brexit et peser sur les négociations entre Londres et Bruxelles.

C'est un désaveu pour le gouvernement de Theresa May. Dès la publication de la décision de la Haute Cour, un porte-parole a transmis la réponse de l'exécutif britannique: "le gouvernement est déçu du jugement de la Cour". Les plaignants avaient fait valoir que quitter l'UE sans consulter le Parlement serait une violation des droits garantis par l'Acte des communautés européennes de 1972 qui a incorporé la législation européenne dans celle du Royaume-Uni.

Cette décision de justice, rendue par trois juges principaux de la Haute Cour, survient trois jours après d'intenses disputes entre députés des deux côtés.

Avant mars 2017. La Première ministre Theresa May, qui s'est engagée à déclencher le Brexit avant fin mars 2017, n'a pas modifié ce calendrier. "Si c'est le cas, ils ne se rendent pas compte du niveau de colère populaire qu'ils vont provoquer", a-t-il souligné. Le parlement reste en l'état souverain. Comme les 52% des Britanniques qui ont voté pour la sortie de l'UE, Nigel Farage espère ne pas voir trop longtemps les anti-Brexit jubiler. Les seuls réellement légitimes pour prendre une telle position sont les députés écossais, gallois, nord-irlandais et londoniens dont les électeurs ont rejeté le Brexit. Mais la majorité de leurs administrés ont voté pour le Brexit, il y a donc peu de chances qu'ils décident de contredire leurs électeurs. Il a également appelé le gouvernement à ne pas faire appel. Or, jusqu'à présent, le gouvernement s'est refusé à donner le moindre détail sur sa stratégie.

Dénonçant une atteinte à l'indépendance de la justice, Bob Neil, président de la commission judiciaire de la Chambre des communes et membre du Parti conservateur, a quand à lui jugé que de tels propos n'avaient "pas leur place dans un pays civilisé" et a invité Theresa May à réagir.

L'inquiétude est de mise au 10, Downing Street.

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