Les marchés reprennent pied après l'ouverture de Wall Street — Victoire de Trump

10 Novembre, 2016, 16:20 | Auteur: Aubrey Nash

Wall Street a déjoué la plupart des pronostics mercredi en réagissant par une nette hausse à l'élection de Donald Trump à la présidence américaine, au point de presque battre un record: le Dow Jones a pris 1,40% et le Nasdaq 1,11%.

A 15H33 (14H33 GMT), l'indice CAC 40 prenait 14,45 points à 4.491,34 points dans un volume d'échanges de 3,5 milliards d'euros.

"Pendant la nuit, les marchés ont plus fortement accusé le coup mais une fois la stupeur passée, le fait qu'Hillary Clinton ne conteste pas la victoire et que le premier discours de Donald Trump soit perçu comme davantage fédérateur que diviseur a aidé les investisseurs à ne pas basculer dans la panique comme après le vote en faveur du Brexit", explique Alain Zeitouni, directeur des gestions pour Russell Investments France, basé à Londres.

L'élection de Donald Trump a été digérée par les marchés.

Maintenant, "le marché va surveiller avec beaucoup d'attention la manière dont il va mettre en place sa politique", ajoute-t-il.

Le discours de Donald Trump est désormais décortiqué en fonction des promesses qu'il comporte pour certains secteurs. Il y aura donc certainement une "phase d'attente et d'observation qui va suivre sur le programme et les réactions mondiales". La Bourse de Paris a ainsi ouvert en net recul de 2,83% mais ne perdait plus que 2% vers 09H40 (08H40 GMT), contre près de 7% juste après l'ouverture qui a suivi l'annonce du vote en faveur du Brexit.

De son côté, Chris Low prévoit de venir très tôt mercredi même s'il juge "entièrement possible" que l'on ne sache pas encore avec certitude le nom du vainqueur ou la couleur du Congrès dès l'ouverture des marchés d'actions.

Les marchés obligataires ont eux aussi fait volte face, le rendement des obligations du Trésor à 10 ans atteignant plus de 2%, à ses plus hauts niveaux depuis janvier, après être tombé à un plus bas à 1,72% peu après les premières estimations donnant la victoire à Donald Trump.

Sur le volet des changes, le yen, valeur refuge qui s'était envolée mercredi face au dollar, faisait machine arrière: le billet vert tournait autour de 105,75 yens, contre 101,85 yens la veille à la fermeture de la place tokyoïte. A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei, pourtant confiant en début de matinée, a chuté de 5,36% à la clôture, incitant le ministère des Finances et la Banque du Japon (BoJ) à convoquer une réunion d'urgence. Quant au dollar, qui chutait dans la nuit, il a nettement rebondi.

La Bourse de New York a terminé lundi en hausse de plus de 2% et mis fin à une série de neuf séances consécutives de repli, du jamais vu depuis plus de 35 ans, les investisseurs étant rassurés par les derniers développements de la campagne électorale aux Etats-Unis.

"L'élection est cruciale non seulement pour le peso mexicain, mais pour le Mexique", a commenté pour l'agence Bloomberg News Juan Carlos Rodado, spécialiste de l'Amérique latine chez Natixis à New York.

Le Brexit n'a cependant pas conduit à l'effondrement de l'économie britannique, la croissance du Royaume-Uni ayant même atteint 0,5% au troisième trimestre, selon les chiffres de l'Office des statistiques nationales (ONS) rendus publics fin octobre.

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