Le chef présumé d'ETA Mikel Irastorza arrêté à Ascain — Pays Basque

06 Novembre, 2016, 00:40 | Auteur: Sandy Vega
  • La police interpelle un basque qui a hébergé Mikel Irastorza un des principaux chefs de l'organisation séparatiste basque espagnole ETA à Ascain en France le 5 novembre 2016

Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, Irastorza est "le plus haut dirigeant actuel d'ETA à avoir encore échappé à la justice".

Mikel Irastorza, chef présumé d'ETA, a été arrêté ce samedi matin à six heures à Ascain.

Mikel Irastorza a pris la tête de l'ETA il y a un an, à la suite de l'arrestation d'Iratxe Sorzabal Diaz et de David Pla-Martin à Saint-Etienne-de-Baïgorry, déjà dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Des gendarmes français bloquent l'accès à la maison où a été arrêté Mikel Irastorza un des principaux chefs de l'organisation séparatiste basque ETA à Ascain en France le 5 novembre 2016
Pyrénées-Atlantiques : arrestation de Mikel Irastorza, le plus haut dirigeant de l'ETA

Un Espagnol et une Française ont également été interpellés lors de l'opération, ajoute Madrid, indiquant que le couple a hébergé l'Etarra en fuite. Ce sont des agents de la direction générale de la sécurité intérieure qui ont mis fin à la cavale de cet homme, dans le cadre d'une opération visant "la structure dirigeante d'ETA", et menée de concert avec la Garde civile espagnole. Une enquête préliminaire avait été ouverte vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et les investigations sont confiées à la Sous-direction anti-terroriste (SDAT), la DGSI et la police judiciaire de Bordeaux-Bayonne. Depuis 2011, l'organisation ETA a renoncé à la violence sans pour autant rendre les armes.

L'ETA, fondée en 1959 dans la lutte contre la dictature franquiste, est tenue pour responsable de la mort de plus de 800 personnes en plus de 40 années de lutte armée pour l'indépendance du Pays Basque et de la Navarre. La France et l'Espagne exigent la dissolution du groupe armé.

Dans un communiqué daté du 18 octobre, l'ETA avait accusé l'Espagne et la France de ne pas vouloir "rechercher des solutions raisonnables" pour la paix au Pays basque. Aujourd'hui, la capacité opérationnelle de l'organisation séparatiste est très réduite, après des années d'actions policières et la perte de soutiens dans la société basque. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

Recommande: