Les forces d'élite face à une résistance de l'EI dans Mossoul — Irak

05 Novembre, 2016, 06:01 | Auteur: Lynn Cook
  • Selon un haut gradé kurde, le chef de Daesh, Abu Bakr al-Baghdadi, se cacherait à Mossoul

Les forces irakiennes ont avancé prudemment depuis leur entrée dans la périphérie Est de Mossoul cette semaine.

Le chef de l'Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a demandé à ses troupes de résister à l'avancée de l'armée irakienne à Mossoul, deuxième ville d'Irak, dans un message audio diffusé jeudi.

La coalition américaine qui comprend des dizaines de milliers de soldats irakiens et de kurdes a jusque-là causé de sérieux revers à l'organisation terroristes.

Les 8000 hommes de la 9e division progressaient ainsi sans rencontrer de forte résistance dans le village d'Ali Rash, à 8 km des portes de Mossoul, selon un journaliste de l'AFP. Ils ont traversé un cimetière bordant l'est de la métropole en tirant de longues rafales avec leurs mitrailleuses tandis que d'autres forces irakiennes tiraient avec leurs blindés sur le quartier voisin d'Al-Karama.

Les frappes aériennes de la coalition internationale menée par Washington s'étaient par ailleurs intensifiées ces deux derniers jours sur Mossoul pour préparer l'assaut, en dépit des colonnes de fumée noire créées par les jihadistes pour les gêner. L'un des responsables, un lieutenant colonel, a indiqué que les djihadistes avaient disséminé des bombes dans la zone.

" Si vous avez autant de force (le Premier ministre irakien), pourquoi vous aviez donné Mossoul à des organisations terroristes?" Les miliciens chiites des Forces de mobilisation populaire (FMP) opèrent également dans la région.

A ceux de ses partisans qui seraient tentés de fuir les combats, le leader djihadiste a lancé: "sachez que rester sur votre terre avec honneur vaut mille fois mieux que le prix d'une retraite honteuse". Oum Ali ne peut retenir ses larmes lorsqu'elle évoque la peur constante que les djihadistes s'en prennent à ses jeunes fils. "Ils continuaient à venir chez nous, parfois ils frappaient à la porte à 22h00", raconte-t-elle à l'AFP.

"Devant la puissance de nos chars et de notre artillerie (.) l'ennemi a non seulement abandonné du terrain, mais il a aussi laissé derrière lui de l'équipement, des véhicules, des munitions", a indiqué leur commandant, le général Qassim Al-Maliki.

Raed Ali, 40 ans, estime lui revenir "de la mort vers le monde des vivants" car "ça bombardait de partout".

Mossoul est la ville où Baghdadi avait proclamé en juin 2014 l'instauration d'un "califat", provoquant la stupéfaction dans le monde. Depuis, le groupe a perdu une grande partie des territoires dont il s'était emparé en Irak et en Syrie. L'obstacle franchi, les troupes d'élite irakiennes ont pu pénétrer dans les quartiers est de Mossoul.

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