Pas d'infraction mais manque de jugement — Barroso/Goldman Sachs

02 Novembre, 2016, 01:32 | Auteur: Sue Barrett
  • Pas d'infraction mais manque de jugement — Barroso/Goldman Sachs

José Manuel Barroso n'a violé aucune règle en acceptant un poste chez la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, selon l'avis du comité d'éthique de l'exécutif de l'UE rendu public lundi. Son successeur Jean-Claude Juncker avait ouvert en septembre une enquête sans précédent sur ce dossier dans le but de vérifier la conformité de cette embauche à la législation européenne.

Dans son avis, le comité d'éthique note que l'ancien président de la Commission a été "directement" impliqué dans la gestion de la crise financière qui a failli avoir raison de l'euro et dans l'élaboration des outils qui ont permis de le sauver.

Le comité cependant épinglé le manque de jugement de José Manuel Barroso dans son rapport. Le comité a bien considéré le fait que José Manuel Barroso "n'a pas fait preuve du bon jugement que l'ont pourrait attendre de quelqu'un qui a occupé un poste à haute responsabilité pendant de si longues années", mais n'a pas pu établir d'entorse au règlement.

Les rapporteurs du Comité en conséquence soulignent: "Monsieur Barroso aurait dû être conscient et informé qu'en agissant ainsi, il déclencherait des critiques et risquerait de nuire à la réputation de la Commission, et de l'Union en général". " À la lumière des récents échanges entre la Commission et la médiatrice, il apparaît que la Commission n'a pas l'intention de réviser son code de conduite actuel " a-t-elle également précisé.

Le comité d'éthique reconnaît tout d'abord que la "période de refroidissement" réglementaire de 18 mois pendant laquelle un commissaire ne peut accepter un travail portant sur des dossiers qu'il avait à connaître à Bruxelles a été respectée.

La Commission européenne actuelle va maintenant se donner le temps d'examiner les conclusions du comité. " Dans un souci de transparence, et comme nous l'avons promis, la Commission européenne a publié cette opinion sur notre site Web. "Nous allons maintenant l'examiner attentivement avant de prendre une éventuelle décision sur des mesures de suivi appropriées".

Le recrutement début juillet par Goldman Sachs de celui qui a présidé la Commission de 2004 à 2014 avait soulevé une vague d'indignation populaire.

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