Le sort des mineurs en voie de règlement — "Jungle" de Calais

30 Octobre, 2016, 01:18 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le sort des mineurs en voie de règlement —

Une cinquantaine d'entre eux, dont beaucoup de Soudanais, a monté dans un car à destination d'un centre d'accueil et d'orientation (CAO) dédié aux mineurs à Rouen.

"Amber Rudd a " réaffirmé l'engagement du Royaume-Uni à coopérer avec les Français pour veiller à ce que tous les mineurs qui remplissent les conditions pour venir au Royaume-Uni continuent d'être transférés aussi vite que possible", a dit le porte-parole".

Les forces de l'ordre ont repoussé sans violence les jeunes se présentant comme des mineurs qui se sont massés jeudi matin devant le centre de transit désormais fermé de la "Jungle" de Calais, a constaté une journaliste de l'AFP.

Une partie de ces jeunes avait passé la nuit dans l'ancienne zone Sud de la "Jungle", dormant dans une chapelle et une école construites après la naissance du campement et qui ont subsisté depuis. Ces derniers jours, des voitures immatriculées en Allemagne, au Danemark, en Belgique ou aux Pays-Bas ont été vues déposer des migrants devant le sas d'accueil de Calais pour bénéficier du dispositif. Aujourd'hui, on est à plus de 1 000. Toutefois, au lendemain de sa déclaration, le gouvernement britannique a interpellé Paris.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (Les Républicains), a exhorté dans un tweet Londres à "assumer" ses responsabilités et "accélérer le processus" de transfert des mineurs isolés. Avant le démantèlement, l'Etat estimait que le bidonville comptait 6400 migrants, quand les associations avançaient le chiffre de 8100.

Selon la Cimade, 90 placements en rétention administrative ont été opérés depuis lundi. "Il sera inacceptable que les Calaisiens ne se retrouvent à nouveau dans une situation insupportable qui n'a que trop duré", a affirmé de son côté la maire de Calais, Natacha Bouchart, dans une lettre ouverte aux Calaisiens. Depuis plusieurs mois, une trentaine de procédures d'accès en Centre de rétention administrative sont dressées chaque jour, a commenté une source sécuritaire. Cette annonce relayée le 26 octobre par la préfète du Pas-de-Calais a surpris Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse. "Ces personnes poursuivent un projet migratoire d'installation au Royaume-Uni", ont-ils rappelé dans un communiqué commun repris par RTL. "Fidèle aux engagements internationaux qu'elle a pris, [la France] a assumé ses responsabilités dans un esprit de solidarité et sans jamais se dérober", ont-ils précisé.

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