Toujours pas d'accord, reprise des discussions entre Belges jeudi — CETA

27 Octobre, 2016, 08:34 | Auteur: Lynn Cook

Lundi le président du Conseil européen Donald Tusk avait au contraire affirmé penser, de concert avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, que le sommet de jeudi était "toujours possible", malgré l'annonce de la Belgique qu'elle n'était "pas en état de signer le CETA", bloquant de facto la signature du traité par l'UE.

Si le gouvernement fédéral, la communauté germanophone et la Flandre ont dit oui, la Wallonie, le gouvernement bruxellois et la communauté linguistique francophone ont refusé de laisser la Belgique approuver l'accord. "La seule chose que le gouvernement fédéral attend maintenant, c'est que les régions nous disent exactement quelle est leur réponse", a répété le ministre des Affaires étrangères à l'issue de la réunion nocturne. Pour lui, le maintien de la cérémonie de signature de l'accord, en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau jeudi à Bruxelles, "paraît difficile".

Il n'y aura pas de percée cette semaine dans le dossier de l'accord commercial UE-Canada (CETA) et il vaudrait donc mieux reporter le sommet prévu jeudi, a déclaré le président du Parlement européen Martin Schulz à la radio allemande.

Les différentes parties prenantes belges vont se pencher sur des "textes consolidés", fruit d'un travail de la partie wallone mais aussi du côté de la Commission européenne, a expliqué M. Reynders.

Dans le journal Le Soir de ce mardi, Benoît Lutgen, le président du parti CDH (centriste), allié aux socialistes pour gouverner la Région wallonne, dénonce le chantage et les pressions exercées par les autorités européennes pour forcer la Wallonie à accepter le texte de l'accord économique et commercial global (#CETA).

Selon M. Paasch, ce sont "toujours les mêmes points" qui font l'objet d'un blocage.

"On a des discussions techniques qui sont compliquées", a reconnu Rudy Demotte.

Les négociations entre les différents niveaux de pouvoir en Belgique s'intensifient depuis le début de la semaine, commencée sur un bref constat d'impasse. Mardi, les tractations ont duré six heures, puis jusqu'en fin de journée mercredi.

La Commission européenne continue également à suivre de près les discussions belges. On ne peut pas encore le dire. "Au-delà de la date de signature, ce qui est important c'est que la Belgique trouve un accord", a souligné M. Juncker. "On se tient prêt en espérant qu'ils soient capables de s'entendre", a-t-il ajouté. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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