Bayrou (MoDem): Sarkozy seul "responsable" de l'entrée de Hollande à l'Elysée

25 Octobre, 2016, 01:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Marseille le 27 octobre 2016

Et au premier chef celui de François Bayrou, qu'ils accusent d'avoir fait perdre leur champion en 2012 en déclarant qu'il allait voter François Hollande à titre personnel. De la troisième place, pour laquelle il se bat avec Bruno Le Maire, à la qualification au second tour face à Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy, il y a pourtant un gouffre. Les derniers jours n'ont pas été de tout repos, les soutiens de Nicolas Sarkozy apportant leur pierre à l'édifice de démolition des centristes... ", a-t-il plaidé, alors qu'Alain Juppé a clairement indiqué que les investitures seraient "rediscutées " après la primaire s'il gagnait". Enfin, en 2012, alors président du MoDem, il recueille 9,13% des voix et se retrouve en cinquième position du premier tour.

Dans l'alliance des maires de Bordeaux et Pau, ne soyons pas naïfs, il y a bien entendu la perspective d'une victoire du premier à la présidentielle.

Sa mise en demeure visait également Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, qui appuie aussi Alain Juppé et a fait savoir qu'il ne soutiendrait pas "automatiquement" le vainqueur de la primaire des 20 et 27 novembre. Dimanche, 165 élus, notamment la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, ont signé dans le JDD une tribune appelant à une "véritable alternance". François Bayrou n'a pas démenti, expliquant: "Il faudra une majorité équilibrée [après la présidentielle de 2017, NDLR] car espérer gouverner la France avec un parti exclusif au pouvoir, c'est être assuré de l'échec". "Lorsque l'on se met à tirer des dernières cartouches comme cela, c'est que l'on est tellement mal qu'on fait au bout du bout un peu n'importe quoi", a réagi François Bayrou.

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Nicolas Sarkozy reproche à François Bayrou de ne pas respecter les règles de la primaire. C'est Nicolas Sarkozy, par sa pratique, par sa manière d'être, par ses attitudes et par ses gestes, qui a convaincu quelque chose comme trois millions de Français qui n'étaient pas de gauche d'empêcher qu'il soit renouvelé dans son mandat. Et d'autre part parce que le président du Modem était en charge de l'Education de 1993 à 1997, soit quatre ans et non cinq.

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