"Toute cette élection est truquée" — Présidentielle américaine

17 Octobre, 2016, 01:37 | Auteur: Lynn Cook

Depuis la diffusion le 7 octobre d'une vidéo dans laquelle le milliardaire républicain tient des propos dégradants sur les femmes et qui a plombé sa campagne, plusieurs femmes ont témoigné avoir été agressées sexuellement par Donald Trump.

Les témoignages se multiplient contre Donald Trump.

"Ces accusations vicieuses selon lesquelles j'aurais eu un comportement déplacé avec les femmes sont totalement et absolument fausses", a déclaré le candidat républicain à la présidentielle lors d'un meeting en Floride. Dans cette émission de télé-réalité à succès, présentée jusqu'en 2015 par Donald Trump, les participants concourrent pour décrocher un emploi auprès de l'homme d'affaires. "Après avoir été éliminée, j'ai continué à le voir comme un potentiel mentor". Il a également affirmé que la femme l'avait contacté en avril pour demander qu'il visite son restaurant en Californie. On aurait dit qu'il voulait prouver qu'il pouvait le faire, et que rien n'arriverait. Ils ont rappelé avoir demandé précédemment au FBI " d'étudier les liens entre la campagne de M. Trump et les tentatives illégales de la Russie d'influencer nos élections ".

- Accusation: "C'est à ce moment-là qu'il s'est retourné vers moi, m'a donné une accolade et m'a embrassée sur la bouche". J'ai reculé et me suis assise sur une chaise. Ce que j'ai fait. "Il m'a embrassée sur la bouche, il a mis sa main sur mes seins, il m'a prise dans les bras et j'ai essayé de le repousser", a-t-elle notamment détaillé. "J'ai reculé et suis partie dans une autre pièce", témoigne-t-elle.

- Rachel Crooks: M. Trump aurait embrassé la femme de 22 ans sans son consentement en 2006, alors qu'elle était réceptionniste d'une firme immobilière située dans un édifice appartenant à l'empire Trump.

Quelques heures plus tôt, Kristin Anderson a raconté au Washington Post qu'au début des années 1990, dans un club de New York, Donald Trump avait touché son vagin en mettant sa main sous sa jupe. Des accusations qu'il réfute en bloc. "Mensonges, mensonges, mensonges", a déclaré Donald Trump vendredi à Greensboro, en Caroline du Nord.

Les témoignages de deux femmes confiant pour la première fois avoir été victimes d'attouchements sexuels de la part de Donald Trump il y a des années ont été publiés mercredi par le journal.

Mais quelques jours après avoir fêté en chemise à carreaux la dernière récolte de son potager bio à la Maison Blanche, la première dame s'est lancée sur un nouveau registre, prenant fait et cause pour Hillary Clinton, la seule candidate qui saura "panser les blessures de nos divisions". "Ces mensonges répandus sans preuve par les médias sont en train d'empoisonner l'esprit de l'électorat".

Et il a nommé l'un des actionnaires du New York Times, l'homme d'affaires Carlos Slim, comme l'un des comploteurs: "Carlos Slim vient du Mexique". Le candidat à la fameuse mèche blonde n'a pas hésité à s'attaquer au Grand Old Party (Parti républicain): " C'est très agréable d'avoir été libéré des menottes, je peux maintenant me battre pour l'Amérique comme je veux", a-t-il écrit sur Twitter mardi.

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