Les enjeux de la mission ExoMars résumés en 3 minutes

17 Octobre, 2016, 01:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Exomars 2016: atterrissage Schiaparelli

L'ESA joue gros durant cette tentative car c'est le deuxième engin développé par l'Agence, ceci treize ans après un premier essai, avec Beagle 2, qui s'était soldé par un échec.

L'atterrisseur européen Schiaparelli a entamé dimanche une descente de trois jours vers Mars et la sonde scientifique TGO qui l'a transporté est en bonne santé après avoir donné brièvement quelques inquiétudes aux ingénieurs. La descente de TGO vers Mars devrait prendre trois jours. "Notre but, c'est de montrer que nous pouvons nous poser à la surface (...) et enregistrer des données", explique Mark McCaughrean, conseiller scientifique à l'ESA. Dimanche 16 octobre, à 10h31 (heure de Paris), elle se placera en orbite autour de la planète Rouge. L'objectif de la mission est de détecter des traces de vie sur la planète rouge. Et ainsi de préparer le prochain volet de la mission ExoMars, ExoMars 2020. Il sera chargé de forer en profondeur le sol pour tenter de trouver des traces de vie passée.

TGO et Schiaparelli, nommé en honneur de l'astronome italien du 19e siècle, ont parcouru près de 500 millions de kilomètres depuis leur lancement en mars par une fusée russe Proton depuis Baïkonour (Kazakhstan). "Cette mission complétera les études d'habitabilité accomplies par le robot Curiosity et tous les satellites qui sont en train de tourner autour de Mars pour essayer de caractériser sa surface et sa géologie", confiait à Ouest-France Michel Viso, responsable de l'exobiologie au Cnes.

"Tout est rentré dans l'ordre", a déclaré à l'AFP Jocelyne Landeau-Constantin du Centre européen d'Opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne).

L'équipe chargée de surveiller les opérations s'attend toutefois à un atterrissage compliqué si la météo martienne est défavorable. Bientôt les Américains ne seront donc plus les seuls sur le sol inhospitalier de Mars (aux alentours de -60 degrés Celsius en moyenne mais avec une énorme amplitude thermique), où ils sont présents depuis 2003, avec la mission Mars Exploration Rover (MER), orchestrée par la NASA. La sonde TGO va essayer de confirmer cette présence de méthane et d'analyser s'il est d'origine biologique ou bien s'il est le résultat d'un processus géologique (activité volcanique). Il a été localisé en 2015 grâce à des images de la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter.

L'atterrisseur Schiaparelli va débuter sa descente à une vitesse de 21 000 km/h puis déclenchera un freinage aérodynamique avant qu'un parachute ne s'ouvre pour lui permettre de fortement ralentir.

Le coût des deux missions pour l'Agence spatiale européenne (ESA) est actuellement de 1,5 milliard d'euros, indique l'agence.

Le design de Schiaparelli, qui pèse 577 kilos au départ, a été très étudié.

"La partie inférieure du module est protégée par une structure écrasable en aluminium, en nid d'abeilles, destinée à amortir le choc final", souligne Thierry Blancquaert.

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