La semaine où Trump s'est empêtré dans la crise

16 Octobre, 2016, 00:45 | Auteur: Lynn Cook
  • Déchaîné Trump insinue que Clinton se dope et lui propose un contrôle antidopage

Deux nouvelles femmes ont accusé vendredi Donald Trump de les avoir embrassées ou touchées sans leur consentement, ce que le candidat républicain à la présidentielle américaine nie en bloc, dénonçant un complot politico-médiatique international. "Vous savez, certains pays fonctionnent comme ça, et ce sont des tyrannies qui pratiquent l'oppression", a souligné M. Obama.

"Cette élection est en train d'être truquée par les médias qui appuient des accusations infondées et des mensonges purs et simples afin de faire élire Hillary la véreuse", estime-t-il sur le réseau social "Hillary Clinton devrait avoir été poursuivie et être en prison". Selon lui, Donald Trump "salue l'ingérence des Russes dans notre processus électoral, et suggère maintenant que si la campagne ne se déroule pas comme il l'entend, ce n'est pas à cause de ce qu'il a dit, mais parce que l'élection est truquée et que c'est une imposture".

Chaque jour libère ainsi la parole de femmes accusant le promoteur immobilier de les avoir agressées sexuellement, depuis l'exhumation vendredi dernier d'une vidéo accablante de 2005.

La seconde accusatrice est Kristin Anderson, qui a raconté au "Washington Post" comment, au début des années 1990, le milliardaire a mis sa main sous sa jupe pour la caresser.

En difficulté dans les sondages, Trump ne semble pas vouloir changer sa ligne de conduite consistant à multiplier les sorties tonitruantes, notamment à l'encontre de son adversaire.

"Mensonges, mensonges, mensonges", a tonné Donald Trump, ce vendredi, à Greensboro, en Caroline du Nord (est). "L'essence même d'une attaque en diffamation est la protection de la réputation" de l'intéressé, argue l'avocat du New York Times, David McCraw, dans une lettre envoyée mercredi à l'avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, relayée par les médias.

En position périlleuse à l'approche de l'échéance du 8 novembre, le candidat républicain à la Maison Blanche met avec de plus en plus d'insistance en doute la validité de l'élection à venir. Il y a quatre ans jour pour jour, le candidat républicain Mitt Romney faisait deux grands meetings. Hillary Clinton? Seulement cinq, rassemblés entre lundi et mercredi.

Depuis jeudi, elle participe à des réunions de levées de fonds sur la côte ouest, et a accordé une interview pour l'émission d'Ellen DeGeneres à Los Angeles. Même Barack Obama a pris la parole: "Le savoir-vivre est en jeu dans cette élection. Nous devons travailler très dur dans les trois prochaines semaines et demi", a-t-elle dit à la présentatrice vedette. "Il s'agissait d'un homme puissant s'exprimant librement et ouvertement sur un comportement de prédateur sexuel", a martelé Michelle Obama dans un nouveau discours qui a marqué les esprits par sa vigueur.

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