115 blessés des raids sur des funérailles seront évacués vers Oman — Yémen

16 Octobre, 2016, 01:26 | Auteur: Lynn Cook
  • La coalition est régulièrement accusée de bavures au Yémen

Ryad et ses alliés, qui soutiennent le président du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi, ont déjà été accusés dans le passé d'avoir bombardé des objectifs civils.

Un appareil de la coalition se trouvant dans la zone a ainsi mené la mission, faisant plusieurs morts et blessés, ajoute le document.

Après avoir nié son implication dans un premier temps, la coalition arabe avait lancé une enquête puis a affirmé samedi avoir commis une erreur.

En raison du non respect des règles d'engagement et des procédures de la coalition ainsi que d'une information erronée, un avion de la coalition a visé de manière erronée cet endroit entraînant la mort et les blessures de civils, soulignent les enquêteurs.

Ils recommandent de sanctionner les personnes responsables de cette bavure, de dédommager les victimes des raids qui, outre les 140 morts, ont fait plus de 525 blessés, selon l'ONU, et de revoir les "règles d'engagement" des opérations militaires au Yémen.

Human Rights Watch (HRW) a qualifié ces frappes d'"apparent crime de guerre".

Les frappes aériennes de la coalition arabe intervenant au Yémen, qui ont fait 140 morts à Sanaa samedi dernier et suscité la réprobation internationale, ont résulté d'une information erronée, a reconnu une équipe enquêtant sur la bavure.

Au moment même où la coalition publiait les résultats de son enquête, une première évacuation de personnes blessées dans le bombardement était organisée à Sanaa vers Oman.

Cette évacuation a été effectuée samedi soir vers Oman, le seul pays arabe du Golfe à ne pas participer à la coalition arabe et qui garde de bons contacts avec les rebelles ainsi qu'avec les autorités du président Hadi.

Deux Américains "retenus" au Yémen ont été libérés à la suite d'une médiation omanaise et transportés samedi soir à Mascate à bord d'un avion de l'armée omanaise en vue de leur rapatriement dans leur pays, a rapporté l'agence officielle Ona.

"Il s'agit du premier groupe de blessés appelé à être évacué pour des soins à l'étranger", a déclaré à la presse le vice-ministre de la Santé des autorités rebelles yéménites, Nasser Awjali.

Il n'a pas précisé quand seraient évacués de nouveaux blessés.

Alors que le Yémen fait l'objet d'un blocus aérien, naval et terrestre imposé par la coalition, le roi Salmane d'Arabie saoudite avait autorisé mardi l'évacuation des blessés graves parmi les victimes du bombardement.

Leur libération a été obtenue par "les autorités omanaises compétentes en coordination avec les parties yéménites à Sanaa", a encore dit le porte-parole omanais, en référence aux rebelles Houthis et leurs alliés, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Un responsable des rebelles, Mohsen al-Dhaheri, a fait état de "plus de 111 blessés" à bord d'un avion à destination du sultanat. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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