Centrafrique : nouvelles violences à Kaga-Bandoro

15 Octobre, 2016, 02:22 | Auteur: Lynn Cook
  • VINGT-TROIS MORTS DANS DES VIOLENCES EN CENTRAFRIQUE

Un responsable de la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, a précisé que les casques bleus avaient dû ouvrir le feu sur la Séléka pour protéger les civils et a confirmé la mort de dix rebelles.

Pour le Bureau de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) à Kaga-Bandoro, cité par le site de la radio Ndeke Luka, il y a une situation de crise à Kaga-Bandoro à l'issue d'un braquage qui s'est soldé par le meurtre d'une personne apparemment de confession musulmane qui serait un ex-séléka.

Avril 2016. Début du retrait progressif du dispositif Sangaris après l'élection à la présidence de Faustin-Archange Touadéra.

Professeur d'université, M. Touadéra se trouve cependant à la tête d'un Etat sans armée ni autorité, sous la tutelle de fait des Nations unies et sous la menace de petits chefs de guerre résolument sourds aux appels au fameux "DDRR" (désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement).

Entre six et neuf personnes sont mortes mercredi à Kaga Bandoro (centre) dans des affrontements qui ont également fait 17 blessés graves, d'après des sources sécuritaires.

En représailles, ces "éléments" - aux ordres d'un certain Al Katim, d'après le ministre de la Sécurité Jean-Serge Bokassa - s'en prennent aux civils, à un camp de déplacés, aux organisations humanitaires, aux autorités locales. Les casques bleus ont immédiatement réagi pour repousser les assaillants, entraînant la mort de douze d'entre eux.

Des centaines de villageois se sont ensuite enfuis dans la direction de la base des Nations-unies.

Dans ce contexte, "la communauté internationale ne peut se désolidariser de la République centrafricaine", a déclaré le 10 octobre le secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous. Après la mort de l'un des leurs dans cet incident, ils ont lancé des représailles.

Accompagnés de milliers de personnes de confession chrétienne et musulmane, le premier cardinal centrafricain de l'histoire, l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, a marché pour " la paix " vers le quartier musulman de la capitale, Bangui.

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