Primaire de la droite : Alain Juppé moque la "panique" du camp Sarkozy

10 Octobre, 2016, 01:35 | Auteur: Aubrey Nash
  • Au meeting de Nicolas Sarkozy Ingrid Betancourt vante un

D'abord parce que même plus modéré et prudent que celui de ses compétiteurs, le programme d'Alain Juppé reste "de droite", et il en a assumé sans ambages le libéralisme jeudi lors de l'Emission Politique sur France 2: suppression de l'ISF, réforme du marché du travail et des 35 heures, retraite à 65 ans, son programme n'est pas vraiment socialiste. "Quant aux électeurs de droite et d'extrême droite, je ne les vois pas venir arbitrer un débat dans une gauche dont on dit dans les sondages qu'elle ne sera même pas au second tour". "Ca sent le roussi, il faut que je retrouve la martingale", confiait il y a peu M. Sarkozy à l'un de ses anciens ministres demeurés fidèle.

Et Alain Juppé a lui aussi fait part de ses doutes.

Tout au long de l'émission, Alain Juppé s'est assigné à rester sur sa ligne politique, ce que ses partisans appellent "son couloir", et a décliné ses propositions économiques qui relèvent de celles d'une droite française classique. Surtout depuis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bygmalion. Ces différentes séquences, après celles sur les "ancêtres gaulois" qui ont valu à M. Sarkozy de nombreuses critiques, se sont traduites par de mauvais sondages. Récemment, Nicolas Sarkozy a reproché le fait que des électeurs de gauche aient l'intention de voter pour le maire de Bordeaux.

Alain Juppé le champion?

Durant les deux mois de la campagne officielle, le plafond des dépenses a été fixé à 1,5 million d'euros par candidat. Le candidat à la primaire de la droite et du centre raconte notamment une anecdote illustrant...l'inconstance politique de François Baroin. "En fait, tout dépendra du panel des électeurs", estime un ancien ministre. Nombreux sont nos sympathisants à dire qu'ils en ont marre de cette acharnement anti-Sarkozy. L'écart est encore plus net (+14 points) quand on interroge ceux qui "comptent aller voter". Paradoxalement, Nicolas Sarkozy en veut pour preuve la popularité de ses meetings. Puis l'ex-président prononcera un discours centré sur "le déclassement et les solutions à y rapporter", selon son entourage.

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