Deutsche Bank bondit de plus de 7% — Bourse de Francfort

10 Octobre, 2016, 02:14 | Auteur: Aubrey Nash

"Cela serait une bonne nouvelle et, avec les propos du PDG de la banque destinés à rassurer les marchés, cela a contribué au rebond des actions de Deutsche Bank".

On peut parler de véritable miracle sur Deutsche Bank qui est repassé positif (+6,4%) sur la "rumeur" invérifiable -mais qui tombe comme par hasard au meilleur moment- d'une minoration de l'amende encourue aux Etats Unis à 5,4Mds$ contre 14Mds$ (alors que les négociations n'en sont qu'à l'étape préliminaire avec la justice US), ce qui coïnciderait -décidément le monde est bien fait- avec les 6Mds$ (5,5MdsE) déjà provisionnés par la "DB".

La banque se serait entendue avec les autorités américaines sur le paiement d'une amende de 5,4 milliards de dollars pour solder un litige remontant à la crise financière, au lieu des 14 milliards demandés initialement, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

Le fait que l'affaire DB elle-même fasse resurgir le spectre de la période 2007-2008, une des plus sombres de la finance mondiale, est sans doute un élément de la panique ambiante. Vendredi, le nouveau coup de grisou sur l'action Deutsche Bank trouvait son origine dans la désaffection de fonds d'investissement.

Selon l'agence Bloomberg News jeudi, des fonds spéculatifs auraient commencé à se détourner de Deutsche Bank.

La banque s'est empressé d'indiquer que de tels mouvements étaient habituels et qu'en parallèle, elle avait enregistré des entrées d'argent de la part d'autres gros investisseurs.

Avec plus de 1600 milliards d'euros à son bilan et 100.000 salariés, Deutsche Bank est un mastodonte aux pieds d'argile.

"Quand je pense aux banques la nuit, je ne peux pas dormir.", s'est amusé à commenter Clemens Bundschuh, analyste de la banque LBBW.

Il y a "une aggravation de la perception du risque par les investisseurs", constate Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

La compatriote de Deutsche Bank, Commerzbank, était la première à faire les frais. L'hypothèse d'un plan de sauvetage par le gouvernement allemand, même si elle a été démentie mardi, contribue également à renforcer les doutes autour du titre. Dans la matinée, son action a entraîné les valeurs bancaires européennes dans sa dégringolade. L'action Société Générale abandonne 3,6%, contre une chute de 3,3% pour BNP Paribas. A Londres, Barclays cédait 3,05% à 162,10 pence et RBS 2,26% à 173,10 pence, quand à Madrid, Santander lâchait 3,98% à 3,79 euros et BBVA 3,35% à 5,17 euros. La séance a par ailleurs été marquée par un net recul du franc suisse, revenu à son plus bas niveau depuis deux mois, des cambistes évoquant une intervention de la Banque nationale suisse (BNS) pour freiner son appréciation.

Recommande: