Lampiris lauréat d'une opération d'UFC-Que Choisir — Energie moins chère

25 Septembre, 2016, 01:58 | Auteur: Aubrey Nash
  • Auto-écoles: UFC-Que Choisir propose de «déverrouiller» le secteur

Dans un secteur sujet aux réformes ces dernières années, l'association a mené son "examen consumériste" dans 1 374 auto-écoles de 82 départements de Métropole ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie. Si 6,5 % ne proposent pas l'heure d'évaluation obligatoire, elles sont plus de 20 % à ne pas procéder à un affichage extérieur du forfait le plus pratiqué. "La majorité des enseignes facture par ailleurs des frais d'accompagnement à l'examen théorique, plus de la moitié les faisant payer à un tarif supérieur au plafond autorisé, soit l'équivalent d'une heure de conduite (40 € environ)".

En réalité, une formation complète et plus confortable pour l'apprenti atteint, en moyenne, 1804 euros. "Ces frais se résument à vous prendre par la main et vous accompagner au centre d'examen", estime Antoine Autier, qui a piloté l'étude. "Et plus les résultats sont mauvais, plus elles trichent et enjolivent leurs scores", selon l'association de consommateurs qui, pour contrecarrer cette pratique, met à disposition gratuitement sur son site (www.quechoisir.fr) une carte interactive des taux de réussite aux examens théorique du code et pratique de la conduite. S'ils ne sont pas une obligation, "ces taux sont un argument commercial de poids ", souligne le président d'UFC-Que Choisir Alain Bazot, en fustigeant d'"insupportables dérapages ". Or, l'UFC-Que choisir dénonce le prix très élevé de ces " heures supplémentaires " et constate qu'un élève paye en moyenne en France son permis 1 804 €.

Sans surprise, outre la Haute-Savoie, le top 5 des départements les plus chers est trusté par la région parisienne avec 4 départements (Paris, Yvelines, Hauts-de Seine et Essonne). "Mais il ne s'agit pas de Paris contre la province".

Pour UFC-Que choisir, il faut "une réforme structurelle et d'ampleur " du secteur, à commencer par une "refonte de l'information précontractuelle " avec un affichage généralisé et harmonisé des tarifs et des taux de réussite.

" Soucieuse de garantir aux consommateurs un accès de qualité à la conduite à des prix raisonnables", l'UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics de mettre en place un système d'inscription directe des candidats à l'examen pratique qui serait " plus sain et juste ".

"L'enseignement en général, pas seulement routier, est complètement bouleversé par l'enseignement à distance ", remarque Alain Bazot. Il devrait être possible pour celles qui le veulent d'organiser des cours à distance, interactifs, avec un moniteur. Dans certains cas, ces conditions sont meilleures que se retrouver dans une salle avec des diapos qui tournent toutes seules, sans plus de pédagogie que ça, comme dans certaines auto-écoles. "Cela montre la capacité de l'UFC-Que Choisir de créer un pouvoir de marché des consommateurs", a-t-il ajouté.

Face à une réglementation bancale, trop d'auto-écoles passent au rouge!L'enquête de terrain menée par 115 associations locales de l'UFC-Que Choisir permet d'établir le respect aléatoire de leurs obligations par les auto-écoles. Elle propose aussi l'instauration "d'un statut d'accompagnateur professionnel certifié", qui pourrait permettre "d'abaisser le coût des heures de conduite supplémentaires, au-delà du socle obligatoire en auto-école".

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